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La conserverie familiale Saint Christophe se renouvelle

Rien ne prédestinait ce titulaire d’un BEP plomberie à succéder à son père, Éric, à la tête de la conserverie Saint Christophe d’Argoules (Somme). Et pourtant, Simon Van Oost est tombé « dans la marmite » quand il était petit. « J’ai passé toute ma jeunesse dans la conserverie familiale », se souvient celui qui, à l’âge de 29 ans, va prendre les rênes de cette PME picarde dès 2018. Bac pro vente et BTS technico-commercial en poche, il a appris dès 2007 le métier de conserveur auprès de son père qui créa la conserverie dans l’ancienne porcherie de la ferme familiale en 1990, mais qui brûlera seize ans plus tard.

Ce sera une nouvelle étape pour cette entreprise de vingt salariés qui met en avant les spécialités picardes et autres produits régionaux de qualité fabriqués de façon artisanale. La conserverie vient de doubler la superficie de ses locaux.

Un investissement de 500 000 euros

Un investissement de 500 000 euros qui porte à 1 500 m2 la surface au sol du bâtiment que Simon a réorganisé pour moitié entre le stockage et la production. Découpe et hachage des viandes se font en zone froide. Les cuissons des viandes et des poissons en zone chaude. Les conserves sont ensuite stérilisées dans quatre stérilisateurs en suivant un barème de températures bien précis. Les bocaux sont ensuite étiquetés et conditionnés.

De nouveaux développements sont prévus : le jeune chef d’entreprise envisage d’ouvrir ses portes aux visiteurs. Il a également prévu la création d’un musée de la conserve et le déménagement de son magasin de vente directe.

Nous nous approvisionnons en produits frais et français

Implanté à l’est de la baie de Somme, sur un terroir réputé pour son mouton de pré-salé et ses salicornes, il commercialise 70 références de conserves (pâtés, terrines de gibier, poisson, soupes de poisson…) sans oublier le « pot’je vlees » : « on respecte scrupuleusement la recette en travaillant les quatre viandes – porc, veau, poulet et lapin », précise Éric Van Oost. C’est la plus grosse vente de l’entreprise avec quelque 1 500 pots fabriqués par semaine. La famille Van Oost est arrivée de Belgique (Mouscron) en France en 1983 pour s'installer à Argoules en 1987, entamant une activité de poulets rôtis vendus sur les marchés avant de se consacrer à la conserve de viandes.

Les terrines d’agneau de pré-salé, de bulot, les salicornes au vinaigre ou plus récemment la soupe de poisson sont devenus des incontournables pour les touristes de passage. Ils ont même mis le fameux « gâteau battu » en conserve et tout récemment le macaron d’Amiens de Jean Trogneux. Excepté la truite, le saumon et le « pot’je vlees », « nos conserves sont sans aucun additif, ni auxiliaire », rappelle de son côté Thibault, le chef de production en insistant : « nous nous approvisionnons en produits frais et français (à l’exception du lièvre, ndlr) ».

« On s’adresse aux passionnés de gastronomie qui préfèrent acheter moins, mais des produits de meilleure qualité », affirme Simon Van Oost. Le développement de l’entreprise s’est fait essentiellement par le bouche-à-oreille. À force de fréquenter les foires de Metz à Lille et d’Orléans à Rouen, des salons comme le Sial, le Sirha, le Gourmet Food & Wine…, l'entreprise familiale a élargi sa clientèle, notamment au nord de Paris.

70 références à marque propre

« Les 70 références sous notre marque propre » sont commercialisées, soit par vente directe auprès des trois magasins qu’ils possèdent au Crotoy, au Touquet et à Wimereux, soit à travers les foires et salons (30 % du CA), indique Simon Van Oost, futur patron de la PME. Elle développe également une activité de travail à façon (30 %) et est présente dans les épiceries fines, la GMS et les jardineries (40 %). Les conserves Saint Christophe sont d’ailleurs référencées à la grande épicerie du Bon Marché de Paris ainsi qu’au Gourmets' Market de Rob, son équivalent bruxellois.

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