Déconsommation de dinde : et si c’était la faute du poulet ?
La dinde est la deuxième volaille la plus consommée en France, mais bien loin des excellents chiffres du poulet.
La dinde est la deuxième volaille la plus consommée en France, mais bien loin des excellents chiffres du poulet.
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Le poulet ferait-il de l’ombre aux autres volailles ? C’est en tout cas l’espèce la plus prisée par les Français. Cette viande blanche pourrait dans les années à venir être la plus consommée dans l’Hexagone, au détriment du porc.
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Le poulet présente des attributs similaires à la dinde et aux autres volailles mais se distingue par son prix plus abordable et son offre diversifié. La disponibilité en poulet est aussi plus importante « en poulet, la rotation est plus fréquente, entre cinq et sept lots par an, contre deux et demis en dinde. Cette différence a incité certains opérateurs à se tourner vers le poulet », analyse Yann Brice, délégué des filières avicoles. Les dernières hausses de consommation de dinde s’expliquerait selon lui par des manques en poulet. « La dinde vient, à mon avis, compenser le manque de poulet. Depuis deux mois la consommation progresse en poulet et se stabilise en dinde ».
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Une offre variée peu mise en avant
La dinde peine à trouver sa place dans les assiettes des Français car « elle reste une volaille comme les autres dans l’esprit collectif », regrette Yann Brice. Cette viande blanche n’est pas connue pour ses spécificités, notamment nutritionnelles. Sa consommation se limite souvent à la découpe, l’entier n’est réservé qu’aux moments festifs. La charcuterie de dinde est peu valorisée à l’intérieur de nos frontières. « Dans certains pays d’Europe, comme l’Espagne, la production de dinde est destinée à la charcuterie. Ce n’est pas le cas en France. On consomme plutôt des découpes de dinde », constate Yann Nédélec, directeur de l’interprofession des volailles de chair (Anvol).
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