Aller au contenu principal

Protection de l'environnement
L’accord européen contre la déforestation en 7 questions

Le parlement européen et les états membres ont trouvé un accord pour interdire l’importation de produits contribuant à la déforestation.

420 millions d'hectares de forêts, soit une superficie supérieure à celle de l'Union européenne, ont été perdus en raison de la déforestation entre 1990 et 2020
420 millions d'hectares de forêts, soit une superficie supérieure à celle de l'Union européenne, ont été perdus en raison de la déforestation entre 1990 et 2020 selon la FAO
© Isaac Quesada sur Unsplash
  • Quels produits sont concernés ?

Huile de palme, bétail, viande bovine et cuir, soja, café, cacao et chocolat sont les produits alimentaires figurant dans le texte de l’accord. Ces produits ont été choisis car ils sont les principales causes de la déforestation en lien avec l’expansion de l’agriculture.

  • La liste est-elle définitive ?

L’Union européenne se réserve de droit de faire évoluer cette liste si elle observe de nouvelles sources de déforestation.

  • Quels changements pour les importateurs ?

Les importateurs devront être en mesure de prouver que les produits ne provoquent pas la déforestation et qu’ils sont issus de pratiques légales dans leur pays. Pour ce faire, ils devront notamment collecter les coordonnées géographiques précises du lieu de production. Ce qui permettra de vérifier qu'elles sont produits sur des terres qui n'ont pas fait l'objet de déforestation après le 31 décembre 2020. « La Commission mettra en œuvre un système d'évaluation comparative qui évaluera les pays ou parties de pays et leur niveau de risque de déforestation et de dégradation des forêts (risque élevé, standard ou faible) en tenant également compte de l'expansion agricole liée à la production des sept produits de base et des produits dérivés. Les obligations des entreprises dépendront du niveau de risque », peut-on lire sur le site de la Commission.

Lire aussi : Lula, président brésilien : un signe fort pour le Mercosur et la déforestation

  • Quand la mesure va-t-elle entrer en jeu ?

Le Parlement européen et le Conseil doivent à présent adopter formellement le nouveau règlement avant qu'il puisse entrer en vigueur. Ensuite, il est prévu de laisser 18 mois aux opérateurs pour s’adapter. Les petites entreprises bénéficieront de davantage de temps et de dispositions spécifiques.

  • Qu’en pense la France ?

Le ministère de l’écologie salue, dans un communiqué, « un accord ambitieux » et un « résultat remarquable ». La France se félicite que son rôle moteur dans le traité aie conduit à protéger non seulement les forêts, mais aussi les « autres terres boisées ». « cet élargissement permettra de protéger, en sus des forêts, des zones sensibles très exposées telles que le Cerrado et le Chaco en Amérique du Sud pour la production de soja et le Miombo en Afrique sub-saharienne ».

  • Qu’en pensent les professionnels français de la viande bovine?

Interbev vient de publier un communiqué se félicitant de l'accord. Car dans le texte contient la mesure qu'elle avait vivement demandé, depuis plus d'un an, celle imposant un suivi individuel des bovins « de la naissance à l’abattage ». La filière déclare qu'elle veillera à ce que l'interdiction soit "appliquée de manière concrète et stricte" et juge que cela devrait conduire à une forte limitation des volumes importés du Mercosur.

  • Qu’en pensent les ONG ?

Si Greenpeace qualifie l’accord d’ « encourageant », elle regrette « une protection médiocre aux peuples indigènes qui paient de leur sang pour défendre la nature ». L’ONG espère que la révision de cet accord, fera entrer dans son champ d’application les zones humides et les tourbières, et de couvrir un plus large spectre de produits, comme le maïs et les agrocarburants. La France se prononce aussi pour ces mesures.

Les plus lus

vache charolaise dans un pré
La vache lait O dépasse les 5 €/kg, les prix des jeunes bovins se calment

Les prix des bovins ont gagné 14,5 % en un an, et la hausse pourrait bien continuer, car si les prix des JB semblent marquer…

LES ÉTATS-UNIS PREMIER EXPORTATEUR AGRICOLE ET AGROALIMENTAIRE, infographie parue dans Les Marchés Mag de juin 2023
États-Unis : ce qu'il faut savoir du premier exportateur agricole et agroalimentaire en une infographie

Leader du marché mondial agricole et agroalimentaire, qu'est ce qu'exportent les États-Unis ? Quelles sont les productions…

image d'un rayon oeuf vide
Flambée des prix des œufs en France, est-ce la faute des États-Unis ?

Alors que la pénurie d’œufs aux États-Unis et les prix exorbitants des œufs à New York ont défrayés la chronique, la hausse…

agneaux et brebis en bergerie
Les prix des agneaux de nouveau au-dessus de 10 €/kg, des records probables pour Pâques

Les prix des agneaux progressent de nouveau, à un mois de Pâques, temps fort de consommation de la viande ovine, qui résiste…

des poules oranges
Prix des poules de réforme – Cotation réalisée le 28 mars 2025

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

Graines de soja dans des mains
Risques liés aux isoflavones : pourquoi l’Anses recommande d’éviter les aliments à base de soja en restauration collective

L’Anses recommande ce 23 mars de ne pas servir d’aliments à base de soja en restauration collective pour éviter une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio