Consommation de viande : que demandent Greenpeace, FNH et Réseau Action climat à Marc Fesneau ?
Des ONG environnementales écrivent un courrier au ministre de l’Agriculture pour ouvrir le débat vers l’évolution des régimes alimentaires.
Des ONG environnementales écrivent un courrier au ministre de l’Agriculture pour ouvrir le débat vers l’évolution des régimes alimentaires.
Par une lettre ouverte, le Réseau Action Climat, Greenpeace France et la Fondation pour la Nature et l’Homme demandent à Marc Fesneau une rencontre pour avancer leurs arguments sur la Stratégie Nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat et pour le Pacte et la Loi d’Orientation Agricole en cours d’élaboration.
Un recul nécessaire du cheptel…
Les ONG, qui s’appuient sur la stratégie nationale bas carbone qui nécessitera une baisse du cheptel de la France, reconnaissent que la tendance au repli est déjà engagée depuis plusieurs années. Mais « il s’agit d’une baisse non planifiée et subie par les éleveurs, aux conséquences désastreuses, puisque le nombre d’exploitations baisse beaucoup plus rapidement que le nombre de têtes » écrivent-elles, regrettant que ce soit surtout les petites et moyennes exploitations qui disparaissent. Les ONG demandent un pilotage et un accompagnement par l’état de cette baisse du cheptel.
… mais aussi de la consommation
Reconnaissant que la baisse de la production de viande en France se fait au profit des importations, les ONG mentionnées demandent l’évolution des régimes alimentaires des Français. Elles interrogent le ministre sur sa position sur la baisse de la consommation de viande « Cette orientation serait doublement gagnante. En dirigeant cette baisse vers les produits importés, elle serait bonne pour notre balance commerciale et les éleveurs français, tout en réduisant l’impact environnemental de notre alimentation. En outre, elle serait bénéfique pour la santé de nos concitoyens ».
Un appel aux mesures miroirs
Enfin elles demandent en complément, et pour protéger les éleveurs, des mesures de protection vis-à-vis des produits issus de pays où les normes sont moins strictes.