Porc : l’Europe dans l’attente d’une stabilisation des prix
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Porc : la semaine dernière, l’Allemagne a perdu 3 centimes, entraînant la France dans son sillage, mais aussi l’Espagne (-3,7 centimes) et la Belgique (-2 centimes). Sans surprise, le prix d’acompte danois pour la semaine à venir a lui aussi joué la carte du repli, reculant de près de 2,7 centimes d’euro. Pourtant, comme le souligne le Marché du porc breton, le commerce européen du porc charcutier reste dans l’ensemble fluide. Les enlèvements ne prennent pas de retard, même si un ralentissement lié au climat commercial incertain est parfois relevé. Quoi qu’il en soit, la filière est loin de revivre la même situation que l’an dernier à la même époque où la surabondance de l’offre et une demande atone avaient laissé les prix au plus bas et paralysé le marché.
Difficile de dire si les grandes références tarifaires européennes ont atteint leur niveau plancher ou si de nouvelles concessions tarifaires sont encore à prévoir à court terme. Tout dépendra de la demande — export comme intérieure — en particulier en Allemagne, dont les cours donneront certainement une fois de plus le ton. Pour Plérin, il se peut que certains acheteurs retardent désormais leurs commandes dans l’attente de nouvelles baisses tarifaires, mais pourraient revenir aux achats dès les premiers signes de stabilité.
Porcelet : Dans un contexte d’offre plus limitée, alors que le redressement des cours des porcs charcutier avait permis aux tarifs des porcelets européens de prendre de l’altitude, la tendance s’inverse aujourd’hui. La baisse des cours tend à se généraliser dans le Nord de l’UE (Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Belgique), tandis que le maintien est plutôt de mise en France et qu’un vent de fermeté reste d’actualité en Espagne.