Salaison
Oberti montre la fabrication de son jambon
PME familiale installée à Lacaune, les salaisons Oberti et Fils organisent des visites dix mois sur douze depuis 2012. Le moyen de se faire une notoriété régionale et de raconter leur histoire.
PME familiale installée à Lacaune, les salaisons Oberti et Fils organisent des visites dix mois sur douze depuis 2012. Le moyen de se faire une notoriété régionale et de raconter leur histoire.
Chaque année 9 000 à 10 000 personnes viennent visiter les salaisons Oberti et Fils à Lacaune, petit village perché à 850 mètres d’altitude dans le Tarn. « Nous proposons des visites depuis 2012. Président de la filière jambon de Lacaune depuis plus de 18 ans, je voulais faire connaître ce produit, et j’avais mis de côté beaucoup d’ancien matériel », raconte Didier Oberti, président de la PME familiale qui compte 60 salariés sur trois sites de production pour un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros en 2018. « On fabrique essentiellement du jambon de Lacaune, qui a obtenu l’IGP en 2015, la visite est axée sur ce produit et présente l’histoire de la maison familiale », poursuit-il.
« J’ai installé un couloir de visite à l’extérieur des bâtiments au niveau des principales pièces de séchage et j’ai créé un beau séchoir à jambon avec une baie vitrée de 2 mètres n’allant pas jusqu’en haut, permettant ainsi de laisser passer les odeurs. J’ai enfin construit un bâtiment pour le musée », explique Didier Oberti. Le tout pour 500 000 euros d’investissement.
J’ai créé un emploi et demi et je m’investis aussi
Les visites sont possibles dix mois sur douze, avec audioguide (pour 4 €) ou un guide (pour 5 €) durant l’été ou pour les groupes sur réservation hors saison. « J’ai créé un emploi et demi, et je m’investis aussi. Désormais, je suis en retraite, j’ai passé la main à ma fille Lise qui reprend la société », commente Didier Oberti. À la fin de la visite, trois produits sont proposés à la dégustation dans la boutique de l’atelier aux visiteurs. La boutique réalise 250 000 euros de chiffre d’affaires. « Les visites apportent des frais, mais aussi une notoriété régionale. Les gens sont rassurés, ils sortent de là en sachant d’où viennent les cochons », commente le patron de la salaison. À la boutique, ne sont proposés que des produits haut de gamme, comme du jambon de 18-20 mois d’âge issu de cochons élevés à 20 km de Lacaune.
« C’est un moyen de communication unique. Notre livre d’or est plein de bonnes appréciations. Seule ombre au tableau : il y a des pointes d’activité et des périodes très calmes, ce n’est pas une activité régulière », conclut Didier Oberti.