L’Assemblée nationale a voté la suppression de la taxe farine

Lors du débat sur le projet de budget 2017 hier soir, l’Assemblée nationale a décidé de supprimer la taxe farine. Au sein de l'article prévoyant de supprimer des taxes à rendement faible et coûts de gestion élevés, des amendements PS, LR et UDI, notamment, ont inclus la taxe sur les quantités de farines, semoules et gruaux de blé tendre destinées à la consommation humaine, ainsi que sur les mêmes produits en provenance d'autres États membres ou de pays tiers. Les députés considèrent que cette taxe « n’a aucun intérêt économique ou sanitaire particulier » et « crée de fortes distorsions économiques, au préjudice de la meunerie française ». Depuis plusieurs années, l’Association Nationale de la Meunerie Française (ANMF) réclame sa suppression, mais le gouvernement s’y opposait jusqu’alors pour des raisons budgétaires. Cette taxe rapporterait 63 millions d’euros à l’Etat. En octobre dernier, le président de l’ANMF, Lionel Deloingce affirmait que « la taxe farine absorbe les bénéfices (des meuniers, ndlr) depuis des années et, les difficultés conjoncturelles liées aux mauvaises récoltes s’additionnant, notre rentabilité est aujourd’hui à zéro ». Et il s’est aujourd’hui félicité de cette décision : « tous les groupes ont été sensibles à nos inquiétudes. Même si le gouvernement a évoqué une possible seconde délibération s'il n'a pas de gage, nous sommes soutenus par le groupe socialiste à l'Assemblée qui a indiqué qu'il était opposé à toute hausse d'une taxe alimentaire ».