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Jeux olympiques : « Il n’est pas question d’exclure la viande »

Lors des Jeux olympiques, Paris 2024 veut mettre l’accent sur le flexitarisme. Dans sa feuille de route, l’organisation s’engage à valoriser les viandes locales et sous signes de qualité.

Jeux olympiques : « Il n’est pas question d’exclure la viande »
© Luca Dugaro

Le 26 juillet 2024 marquera le début des Jeux olympiques de Paris, suivis des Jeux paralympiques. Un siècle que la France n’a pas organisé un événement sportif d’une telle envergure. Par la même occasion, « la France s’apprête à accueillir le monde entier à sa table, car toutes celles et tous ceux qui vivront les Jeux en France en 2024 s’attendront à voir de grandes performances sportives. Mais parce que c’est la France, ils s’attendront aussi à bien manger », avance Tony Estanguet, président de Paris 2024. L’organisation estime que 13 millions de repas seront servis sur 40 sites. « Concernant les spectateurs, [l’équivalent de 5 millions de snacks], Paris 2024 a la chance de pouvoir faire changer de regard des millions de personnes sur l’alimentation. Nous souhaitons proposer  des recettes 100 % végétales et de la viande de bonne qualité uniquement. Il  n’est pas question d’exclure la viande des stands », explique le Cojop, le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Lire aussi : Jeux olympiques : combien de repas servis par Paris 2024 ?

Un partenaire engagé pour des produits animaux français

Les produits à base de protéines animales feront partie du menu. « L’organisation s’engage à servir une alimentation 100 % certifiée, produite en France et/ou labellisée durable selon les filières (agriculture biologique, Label rouge, etc.), explique le Cojop. Plus précisément, 80 % de l’approvisionnement global sera français, dont un quart produit à moins de 250 kilomètres des sites des Jeux, 30 % des produits seront issus de l’agriculture biologique ou en conversion, 100 % de viandes françaises et durables, 100 % de pêche responsable, 100 % de produits laitiers français. »

Lire aussi : Jeux olympiques : quel est le plan d’activation de Sodebo ? 

Sodexo Live !, l’un des partenaires de Paris 2024, est déjà engagé depuis plusieurs années dans ces démarches d’approvisionnement local. L’entreprise déclare se fournir, autant que faire se peut, en circuit court. « L’une de nos priorités est d’augmenter l’offre en bio et en circuit court », explique Alexis Barbazan, directeur des exploitations sports & events pour Sodexo Live. D’autre part, les événements sportifs sont aussi l’occasion de proposer aux spectateurs une offre variée incluant une part croissante de végétal. « Des salades à base de quinoa et de betterave, des wraps composés de falafel, de houmous et de menthe, des buns végétariens à l’aubergine et parmigiana, une recette signature de hot dog, pickles, sauce moutarde miel et saucisse végétale », sont quelques exemples cités par Alexis Barbazan. « L’ensemble des produits est issu de l’agriculture locale », ajoute-t-il. « Il y a cinq ou six ans, les spectateurs n’achetaient pas ces produits. Mais lors de la dernière édition de Roland Garros, les ventes de nos produits végétaux tels que le brioché aubergine-caponata, déclinaison du brioché cochon, a récolté plus de 35 % des suffrages », se réjouit Alexis Barbazan.

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