Dorade : la France dépendante des importations malgré le bond de l’aquaculture
La montée de l’aquaculture tire la croissance de la production de dorade royale dont les disponibilités françaisesrestent toutefois insuffisantes pour répondre aux besoins nationaux.
La montée de l’aquaculture tire la croissance de la production de dorade royale dont les disponibilités françaisesrestent toutefois insuffisantes pour répondre aux besoins nationaux.

La France très déficitaire en dorade royale reste dépendante des importations. Seulement 26 % des disponibilités de dorade royale étaient françaises, ce qui représentait près de 3 484 tonnes de marchandises en 2019, selon Eumofa. La production a néanmoins progressé de 34 % entre 2014 et 2019, portée principalement par l’expansion de l’aquaculture de dorades royale, qui s’est envolée de 70 % en seulement cinq ans. Les tonnages importés ont légèrement progressé de 3 % entre 2016 et 2020. Toutefois en 2020, les importations ont fortement ralenti (-11% en volume par rapport à 2019), tout comme les exportations (-18 %), en lien notamment avec les mesures mises en place pour endiguer l’épidémie de covid-19.
La filière française de la dorade a beaucoup souffert de la pandémie, puisqu’elle dépend majoritairement du secteur de l’Horeca et des exportations. Pour maintenir leurs ventes et éviter de garder les poissons trop longtemps en cage, les producteurs français ont dû trouver d’autres débouchés, notamment en magasins. La filière a pu profiter des achats compulsifs en GMS et de l’engouement des Français à consommer local pendant la pandémie. Le changement de circuits de commercialisation a toutefois nécessité des adaptations d’offres chez certains opérateurs qui ont dû proposer davantage de format libre-service comme des filets préemballés ou en barquettes à la place de poissons de plus grandes tailles habituellement destinés aux circuits Horeca. Bien que les partenariats avec la grande distribution a permis de limiter la casse, les prix départ exploitation ont fléchi puisque les ventes vers la restauration sont plus rémunératrices. Ainsi, le leader Français de l’aquaculture a fait état de prix dégradés d’environ 25 %.