Sodiaal recrute des producteurs dans le Sud-Ouest
Le groupe coopératif veut développer fortement sa collecte de lait bio dans le Sud-Ouest pour approvisionner son usine Nutribio de Montauban.

Sodiaal Union Sud-Ouest multiplie les réunions de terrain pour recruter de nouveaux producteurs de lait biologique. Dans son plan de développement de la collecte de lait bio, le groupe coopératif prévoit notamment d’approvisionner le site de Montauban (Tarn-et-Garonne) de sa filiale Nutribio, qui est en train d’investir pour se doter d’une technologie innovante de fabrication de sérum à partir de lait entier.
PROJET DE FILIÈRE
Le contrat signé l’été dernier avec l’entreprise chinoise Century International Trading pour fournir annuellement 6000 tonnes de poudre de lait infantile bio nécessite de développer fortement la collecte régionale de lait bio. L’objectif est de la porter à 32 millions de litres d’ici à 2020 contre 8 millions aujourd’hui. « Nous sommes très bien partis pour atteindre cet objectif, estime Thierry Lanuque, président de la région Sodiaal Union Sud-Ouest. Nous ciblons en priorité les départements situés dans le périmètre de l’usine de Montauban et les tournées existantes pour les densifier, mais la démarche est ouverte à tous les producteurs. » Sodiaal sollicite le partenariat de tous les organismes de conseil en élevage pour accompagner les agriculteurs qui vont entreprendre la démarche de conversion.
« C’est un projet de filière, poursuit Thierry Lanuque. Nous sommes également sollicités par des opérateurs commerciaux pour valoriser la viande issue des troupeaux laitiers bio. » Sodiaal propose aux producteurs un contrat de sept ans, accompagné d’une plus-value de 30 euros pour 1000 litres pendant les deux ans de conversion, puis un paiement du lait bio sur les modalités en vigueur dans le groupe (actuellement une prime de 80 à 120 euros pour 1 000 litres et, en en cas de chute sévère du prix comme cette année, un complément de prix de 30 euros). « Je suis partisan de déconnecter le prix du lait bio du prix du lait conventionnel, défend Thierry Lanuque. C’est en réflexion. »