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Nutrition sportive : « On espère que l’engouement des Jeux olympiques se poursuivra dans la pratique sportive, et donc dans les ventes de nos produits » 

La nutrition sportive est un secteur en croissance. Elle pourrait bénéficier de l’engouement qu’ont suscité les Jeux de Paris 2024. Ce secteur tente sans cesse d’adapter son offre à la pluralité de sportifs.  

Stade de France JO Paris 2024
Les Jeux olympiques et paralympiques pourraient améliorer la croissance du secteur de la nutrition sportive
© Sheila Kolani

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 sont terminés. De ces deux fois quinze jours, on retiendra le fort engouement des Français pour les compétitions sportives mais aussi l’intérêt grandissant pour la pratique du sport alors que « huit Français sur dix pratiquent une activité sportive dont un sur deux de manière régulière, au moins une fois par semaine », chiffre Sébastien Boulonne, chargé d’études socio-économiques à l’ObSoco.   

Une pratique du sport qui s’accentue en France   

Déjà un intérêt pour le sport avait été constaté au moment de la crise sanitaire. « La croissance post covid est encourageante car la pratique du sport en extérieur (marche, running) a progressé », explique Julie Avrillier, secrétaire générale de Nutex à la rédaction.  

La nutrition sportive, un secteur en croissance  

Cette appétence pour le sport réjouit les acteurs de la nutrition sportive qui enregistrent des bons résultats en début d’année 2024. « La dynamique est bonne sur les deux premiers trimestres 2024 par rapport au premier semestre 2023 », déclare la secrétaire générale. « En GMS [troisième circuit de distribution], au deuxième trimestre 2024, les achats des ménages ont augmenté de 16,9 % en valeur et de 19,5 % en volume. En cumul annuel, la hausse est de 14,4 % en valeur en juin 2024 et de 10,2 % en volume », illustre Julie Avrillier. « On espère que l’engouement des Jeux se poursuivra dans la pratique sportive, et donc dans les ventes de nos produits » ajoute-t-elle.  

Une offre en constante évolution   

Les sportifs sont majoritairement à la recherche du bien-être et de la santé. « Seulement un quart des pratiquants sont à la recherche du dépassement de soi », estime Sébastien Boulonne. L’offre s’est adaptée à la demande. « Avant la nutrition sportive était un marché de niche axé sur la performance. Aujourd’hui, on s’est développé sur l’axe bien-être et santé ». 

« Actuellement, 44 % des Français déclarent consommer des aliments issus de la nutrition sportive et 25 % des non sportifs en consomment. Principalement par attrait pour leur goût, parce qu’ils veulent garder la forme, lutter contre la fatigue. C’est le cas notamment des gamers. Nombreux sont ceux qui achètent des barres et boissons énergétiques », complète Sébastien Boulonne.   

 

Une offre en nutrition sportive plus verte   

Les nouveaux comportements, la réduction d’aliments à base de protéines animale s’observe aussi dans le secteur de la nutrition sportive. « Avant, les produits à base de protéines de lait dominaient le marché. Maintenant on en retrouve à base de protéines végétales, comme l’usage de pois », estime la secrétaire générale. « On ne peut pas parler de substitution mais plutôt de complément, pour proposer une offre diversifiée aux consommateurs. Cependant, nous ne sommes pas à l’abri d’un rééquilibrage au cours des prochaines années », nuance Julie Avrillier. Et une nouvelle fois, les Jeux de Paris 2024 sont susceptibles d’influencer les pratiques des Français. « Certains sportifs ont revendiqué être vegan pendant les Jeux. C’est le cas de Djokovic et de Morgane Michel. Peut-être que ces revendications participeront à faire croître la consommation de produits à base de végétaux sur ce marché », suggère le chargé d’étude.   

Les produits laitiers gagnent du terrain   

Autre acteur sur le marché de la nutrition sportive, les produits laitiers frais. « Ils sont assez récents sur le marché. Ils ne nous font pas concurrence. Ils ont trouvé leur place sur le marché, si il s’agit de produits adaptés pour la pratique sportive », contrebalance Julie Avrillier.   

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