Europe : Accord sur l’aide au lait dans les écoles
La France obtient le plus gros budget alloué par l’UE pour la promotion des produits laitiers dans les écoles.

a augmenté de 20 millions
d’euros le budget annuel
alloué aux produits laitiers
dans les écoles.
Le Parlement et le Conseil européen ont conclu un compromis pour promouvoir et financer une alimentation plus saine à travers un programme européen rénové d’aide aux produits laitiers et fruits et légumes distribués dans les écoles. Le Parlement européen a augmenté de 20 millions d’euros le budget annuel alloué aux produits laitiers dans les écoles pour atteindre 100 millions d’euros par an, dont 12625577 euros alloués à la France, qui obtient le plus gros budget devant la Roumanie, la Pologne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie. En parallèle, 150 millions d’euros sont alloués aux fruits et légumes.
APPROVISIONNEMENTS LOCAUX
Pour rendre ce programme plus efficace, les États membres devront promouvoir dans les écoles des comportements alimentaires plus sains, les approvisionnements locaux, l’agriculture biologique et la lutte contre le gaspillage alimentaire, ont insisté les parlementaires. Les mesures devront aussi mieux rapprocher les enfants avec l’agriculture, par exemple à travers des visites de fermes et la distribution de spécialités locales comme du miel et des olives. Le compromis définit les produits qui pourront être distribués dans les écoles avec des subsides européens. Sous la pression des parlementaires européens, la priorité devra être donnée aux produits frais locaux par rapport aux produits transformés. Les États membres pourront distribuer des produits transformés comme des soupes, compotes, jus, yaourts et fromages, seulement en complément des fruits et légumes frais et du lait liquide avec ou sans lactose. Les produits devront être validés par les autorités de santé pour être autorisés dans le programme d’aide. Les produits contenant des fruits ajoutés, des noix ou du chocolat comme les laits chocolatés ou les yaourts aux fruits et les produits aromatisés resteront éligibles à l’aide, mais l’Union européenne ne paiera l’aide que sur la partie laitière des produits et si celle-ci représente au moins 90 % du produit, et dans certains cas exceptionnels, au moins 75 % du produit final. Un compromis qui attend l’accord du Conseil européen.