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Livraison
Croissance en flèche pour Chronofresh

L’offre de Chronopost Food se développe rapidement sur un marché en croissance. Maîtrisant la chaîne du froid grâce à ses investissements, elle s’apprête à s’exporter vers l’Union européenne.

Florent Simonneau, directeur commercial et marketing de Chronopost Food et de Delifresh.
© DR

Créé en mai 2015, Chronofresh, l’offre proposée par la structure juridique Chronopost Food, se développe sur le marché très jeune de la livraison de produits alimentaires dans toute la France. « Fin 2018, nous comptions 3 200 clients pour 2 millions de livraisons et 25 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un an plus tôt, nous en avions moins de 2000. On en gagne en moyenne 100 à 150 par mois », affirme Florent Simonneau, directeur commercial et marketing de Chronopost Food et de Delifresh. Les clients ? Une légère majorité de particuliers, mais aussi des professionnels : des restaurateurs, des épiceries locales ainsi que la grande distribution, « un client que nous n’avions pas anticipé », précise Florent Simonneau. « Nous approvisionnons aussi des circuits courts. Certains produits vont directement du producteur à l’assiette du consommateur. Nous pourrions aujourd’hui envisager de livrer des grossistes », complète-t-il.

30 M€ investis en chambres froides

Chronofresh assure la livraison expresse – prise en charge un jour, arrivée le lendemain – de colis d’un poids maximal de 30 kg contenant des produits frais conservés entre 0 et 4 °C et de produits surgelés maintenus dans une atmosphère à -18 °C. Remis à leur destinataire dans la limite de la DLC, les colis sont transportés dans des véhicules frigorifiés adaptés à chacun d’eux, conservés dans les chambres froides des agences Chronopost et dans des box réfrigérées. Le groupe a investi 30 millions d’euros pour que ces 90 agences soient équipées de 15 000 m2 de surfaces de chambre froide en tout. « Il faut aussi prendre en compte que 5 à 10 nouvelles agences Chronopost ouvrent chaque année. Toutes doivent être équipées d’une telle logistique », indique Florent Simonneau.

Chronofresh assure une traçabilité de toute livraison tant en délai qu’en température. « Nos clients ne nous communiquent pas ce que nous transportons, mais nous avons une cellule de supervision capable de voir si les produits sont transportés dans de bonnes conditions », explique Florent Simonneau.

Vers un développement à l’étranger

L’offre Chronofresh est déjà présente en Espagne pour la livraison de produits frais uniquement, mais souhaite se développer dans tous les autres pays de l’UE ainsi qu’en Suisse. Chronopost Food observe aussi attentivement le marché japonais. « Le marché de livraison de colis alimentaire a une vingtaine d’années au Japon, lorsqu’en France il n’a que 4 ans. 900 000 colis par jour sont livrés là-bas. Le marché génère plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 400 à 500 millions d’euros en France, souligne Florent Simonneau. Nous discutons avec Yamato, leader du domaine, pour faire du porte à porte entre la France et le Japon ».

Chronofresh ambitionne de dépasser le pallier des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires « d’ici à 2021 ou 2022, selon Florent Simonneau, cet objectif est tout à fait possible si nous maintenons notre rythme de croissance. Nous avons le luxe d’être dans un groupe qui a les moyens de ses ambitions ».

Une stratégie « très prudente »

Chronofresh se positionne sur toutes les filières agroalimentaires, mais refuse de livrer du steak haché. « C’est un produit très sensible, son transport est trop risqué. Nous avons une stratégie très prudente », indique Florent Simonneau, directeur marketing et commercial de Chronopost Food. La livraison de poisson frais, quant à elle, nécessite un protocole spécial, qui comprend une atmosphère maintenue entre 0 et 2 °C. Autre exemple : les huîtres qui ne peuvent plus être remises au destinataire après 48 heures dans les locaux de Chronopost.

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