Semaine courte mais ferme
Après la hausse des cours, liée aux nouvelles pessimistes relatives aux conditions climatiques, les marchés amorcent une détente. Les embarquements dans les ports français sont toujours dynamiques.
Période du 24 au 29 octobre. Cette période avait débuté sur une note de fermeté créée par les nouvelles pessimistes quant aux conditions climatiques aux États-Unis, avec une persistance de la sécheresse nuisant aux semis de blé d’hiver. Il s’en est suivi une hausse très rapide des cotations à Chicago, hausse reprise par Euronext et le marché physique français, ce qui était sans doute exagéré. D’ailleurs, novembre attaque avec une amorce de détente sur la place américaine et un repli de 2,25 euros d’Euronext en clôture lundi. Le marché de gré à gré, qui avait atteint la barre des 220 euros rendu Rouen, se replie à 217-218 euros. Mais il faut considérer que la semaine écoulée n’a pas été très propice aux transactions, avec l’absence de nombreux professionnels qui s’étaient rendus en Espagne pour la Bourse européenne de Reus et le long week-end de la Toussaint.
Larges disponibilités en blé
La semaine dernière a vu la publication du rapport du CIC (Conseil international des céréales) qui resitue les fondamentaux du marché céréalier mondial au tiers de la campagne. Le CIC n’a pas modifié sa version de septembre en ce qui concerne le blé, maintenant son estimation de production à 644 Mt, soit 33 Mt de moins qu’en 2009-2010. La consommation est portée à 658 Mt. Le stock de report en fin de campagne est diminué de 2 Mt, mais atteindrait encore 181 Mt, le plus important de ces dernières années après celui de 2009-2010, 195 Mt. Les disponibilités sont donc larges, même si elles sont réparties différemment de l’an dernier, la réduction du stock affectant les principaux pays exportateurs qui, avec 52 Mt, enregistrent une baisse de 18 Mt.
Pour le maïs, en revanche, les modifications sont nombreuses, confirmant dans l’ensemble celles de l’USDA. Le CIC réduit de 10 Mt son estimation de récolte mondiale de maïs, la ramenant à 814 Mt, soit encore 3 Mt de plus qu’en 2009-2010, tandis que la consommation est revue en hausse de 3 Mt à 840 Mt, 27 Mt de plus que l’an dernier. Le stock de report recule aussi, dès lors, de 27 Mt sur 2009-2010, à 125 Mt, le plus bas des quatre dernières campagnes. Le maïs constitue donc la grande interrogation du marché céréalier mondial cette campagne.
Gros chargements dans les ports français
Depuis le début de la campagne et jusqu’à la fin octobre les chargements dans les ports français attestent de la vigueur de nos exportations. Les chargements de blé tendre ont atteint 4,82 Mt dont 4,27 à destination des pays tiers. L’an dernier, pour la même période, ils portaient sur 3,71 Mt dont 3 Mt à destination des pays tiers. Les principales destinations ont été l’Algérie avec 1,2 Mt, l’Égypte, 1,04 Mt et le Maroc, 638 000 t. Les embarquements d’orge ont porté sur 679 000 t contre 450 500 il y a 1 an, avec comme destinations principales la Chine, pour 190 000 t, et l’Arabie Saoudite, 180 400 t.