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Volailles
KFC rejoint le programme Better Chicken Commitment

L’enseigne KFC s’est engagée en faveur du bien-être des poulets via le programme Better Chicken Commitment, et en absorbera les surcoûts. Le groupe a été touché par la pandémie, mais poursuit son développement en France.

Cédric Losdat, directeur général de KFC France. © KFC
Cédric Losdat, directeur général de KFC France.
© KFC

Affectée des suites de la pandémie, l’enseigne de restauration KFC maintient sa dynamique de développement en France. En plus du lancement d’une nouvelle phase de recherche de franchisés, la société renforce sa démarche RSE avec des engagements sur le respect de l’environnement, sur l’amélioration des recettes et un meilleur respect du bien-être animal. C’est sur ce dernier volet que l’enseigne a annoncé rejoindre le programme Better Chicken Commitment, après un travail de deux ans avec l’ONG Compassion in World Farming (CIWF). « Cette signature est la suite logique de tous les engagements que nous respections déjà avant », assure Cédric Losdat, directeur général de KFC France.

Les objectifs du programme concernent les dix-sept partenaires fournisseurs de la société, regroupant 5880 poulaillers. Le Better Chicken Commitment prévoit notamment une baisse du poids des animaux de 36 kg par m2, comme le prévoit la législation européenne, à 30 kg par m2, l’introduction de perchoirs dans les bâtiments d’élevage ou encore la possibilité pour les animaux de picorer au sol des substrats adaptés. KFC France se donne jusqu’en 2026 pour mettre en œuvre les dispositions du programme. Cette montée en gamme n’entraînera pas d’augmentation de prix des produits pour le consommateur. « Le poulet certifié Better Chicken Commitment est 25 à 30 % plus cher que le conventionnel, mais c’est à nous d’absorber ce surcoût », précise Cédric Losdat. L’ensemble des fournisseurs de KFC France sont audités au moins une fois par an par un organisme indépendant.

Nous devons absorber le surcoût

L’enseigne incite, par ailleurs, ses partenaires fournisseurs à passer de l’étourdissement électrique, avant d’abattre les poulets, à un étourdissement sous atmosphère contrôlée, depuis qu’il a été prouvé scientifiquement que cette méthode était meilleure pour le bien-être des animaux.

La société s’engage aussi pour le respect de l’environnement, avec la mise en place du tri dans les restaurants. « 80 % des établissements l’ont déjà installé », souligne Cédric Losdat. D’ici la fin de l’année 2021, l’enseigne n’utilisera plus de plastique à usage unique au profit d’emballages en carton issus de forêts gérées durablement. Enfin, sur le volet amélioration des recettes, KFC France travaille sur une charte nutritionnelle sur laquelle elle s’engagera et qui paraîtra prochainement. « Nous voulons aussi renforcer nos approvisionnements français », ambitionne Cédric Losdat.

Baisse du chiffre d’affaires de 17 % en 2020

Du haut de ses 278 restaurants sur le territoire, KFC France a réalisé un chiffre d’affaires de 473 millions d’euros en 2020, en baisse de 17 % par rapport à 2019 (570 millions d’euros) à cause de la pandémie. L’explosion de la livraison (+120 %) et la croissance du drive (+30 %) ont permis de compenser partiellement la fermeture des salles de restaurant. L’enseigne a ouvert, malgré la crise,  une quinzaine de restaurants en 2020 et travaille actuellement à l’extension de sa carte avec un burger végétarien.

Un engagement salué par L214

L’association L214 a salué dans un communiqué la décision de KFC en faveur du bien-être des poulets. « Un engagement qui la démarque fortement de Subway, Burger King et McDonald’s », tacle l’organisation. Si la démarche est jugée comme allant « dans le bon sens », elle est également jugée « incomplète » par L214 qui aurait aimé que l’enseigne de restauration aille « aussi loin que La Mie câline, Paul ou encore Patàpain, engagés à inclure une part minimale de plein air dans leurs approvisionnements ». L214 invite KFC à compléter son engagement.

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