Céréales
Climat et demande mondiale font progresser les cours
L’activité portuaire, nationale et intracommunautaire, est actuellement soutenue en blé tendre, à la faveur de prix peu élevés. Les cours du maïs ont en revanche très peu évolué.
L’activité portuaire, nationale et intracommunautaire, est actuellement soutenue en blé tendre, à la faveur de prix peu élevés. Les cours du maïs ont en revanche très peu évolué.
Période du 2 au 7 avril. Les cours des céréales à paille hexagonales ont enregistré de petits gains sur la semaine, portés par des conditions climatiques inquiétantes dans certaines zones de production et par une activité portuaire soutenue sur le territoire français. Ce sont d’abord les inondations dans la région du Midwest aux États-Unis qui ont dopé les cours du blé tendre outre-Atlantique la semaine passée, entraînant avec eux les cotations du contrat blé sur le marché à terme parisien Euronext. Selon certains observateurs états-uniens, cet excès d’humidité pourrait générer des pertes estimées à 0,4 ha en blé et en maïs. Une hausse confirmée ensuite avec un manque de précipitations constaté sur une bonne partie du territoire européen.
Les chargements portuaires de blé (notamment sur Rouen), ont aussi participé à cette remontée des cours. L’achat algérien a permis un raffermissement des prix avec l’approvisionnement d’environ 120 000 t de blé meunier d’origine optionnelle à charger entre le 16 et le 31 mai à un prix d’environ 235,50 $/t C & F. Par ailleurs, l’Iran a lancé un appel d’offres pour la livraison de 300 000 t d’orge fourragère et de 300 000 t de maïs fourrage.
Dans ce contexte, les cours du blé tendre et de l’orge fourragère en sympathie ont gagné quelques euros sur leur marché physique respectif. L’activité sur le marché intérieur français est également au rendez-vous avec des achats de blé rapportés à destination de la nutrition animale hexagonale et du nord de l’Union européenne. Les meuniers procèdent également à quelques achats de compléments sur la récolte actuelle et sur la prochaine. En maïs, les cours ont en revanche très peu évolué sur le marché national.
Les opérateurs étaient attentifs à la publication du rapport mensuel de l’USDA le 9 avril. Les analystes états-uniens parient sur des réserves de maïs proches de 50,5 millions de tonnes (Mt), voire davantage contre 46,74 Mt le mois précédent. Un chiffre jugé élevé par de nombreux opérateurs. En blé, les stocks sont attendus à 27,18 Mt par les analystes, à comparer aux 26,93 Mt du mois dernier.
Exportations européennes en retrait
Les ventes de grains au départ des ports de l’Union européenne sont toujours en retard par rapport à l’an passé, et les importations de maïs en nette hausse. Selon la Commission européenne, au 8 avril, l’UE a exporté 14 982 118 t de blé tendre (15 637 551 t l’an passé à la même époque), 3 497 430 t d’orge (4 557 465 t) et 1 854 531 t de maïs (1 026 388 t). Les importations de maïs s’élèvent, quant à elles, à 18 906 051 t, contre 13 504 878 t l’an dernier.