Produits laitiers : ralentissement des échanges
Au début de l’année, les échanges mondiaux ont été nettement moins dynamiques qu’en 2014. Les principaux importateurs sont en effet moins aux achats. La Russie, qui maintient son embargo, fait aussi face à une crise économique qui limite ses besoins, ce qui pèse sur le marché du fromage. La Chine est aussi en retrait. Sur les deux premiers mois de l’année, les achats chinois de poudre grasse ont diminué de 42 % (-93 200 tonnes) et ceux de poudre de lait écrémé de 33 % (-20 200 t), selon FranceAgriMer. Une tendance qui semble rester de mise, puisque l’USDA note que les exportations australiennes vers la Chine en avril restaient encore ralentie par le manque de croissance du géant asiatique. Les grands exportateurs ont donc limité leurs ventes et diversifié leurs débouchés. La concurrence entre l’Europe et la Nouvelle-Zélande s’est donc accrue au Moyen-Orient et en Algérie. A noter, la demande indonésienne s’est quant à elle développée.