Porc : petit tableau de genre sur fond d’éboulement
Le rapport que Jean-Louis Porry a rédigé à la demande du ministre sur la filière porc doit être transmis aux professionnels ce soir. La crise a relancé l’urgence de certaines décisions, y compris pour les entreprises du secteur abattage-découpe dont certaines sont en très mauvais état. Même les plus importantes, paraît-il, au point de demander des sous à l’Etat pour fermer des sites naufragés… Cela ne veut pas dire que les solutions, forcément douloureuses, vont s’imposer aisément. Tout le monde admet qu’il faut supprimer un des gros abattoirs de l’Ouest, mais chacun espère que le sort tombe sur le voisin. Au point où on en est, autant tirer à la courte paille que d’attendre un consensus introuvable. En attendant, la FNP ne dispose plus que de squelettiques moyens d’action, ce qui doit expliquer pourquoi l’interprofession Inaporc publie des communiqués de type syndical, ce qui n’est en principe ni sa fonction ni son mandat. D’ailleurs, certains des barons bretons (on a les noms) ne rêvent déjà plus que de faire capoter cette fragile interprofession. Pour parfaire le tableau, la France demande à Bruxelles des restitutions et obtient un stockage privé, qui fait les seules affaires du Danemark. Tout va bien…