Le ministre de l’Agriculture défend la nomination de Sophie Ionascu, ancienne de l’Ania
Marc Fesneau a brandi l’avis favorable de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique pour défendre la nomination de Sophie Ionascu, issue de l’Ania, au poste de conseillère communication.
Marc Fesneau a brandi l’avis favorable de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique pour défendre la nomination de Sophie Ionascu, issue de l’Ania, au poste de conseillère communication.

Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a défendu le 9 mai la nomination de sa nouvelle conseillère communication, Sophie Ionascu, issue de l’Association nationale des industries alimentaires.
Depuis l’annonce de sa nomination, les critiques fusent notamment de la part de l’association anti-corruption Anticor, évoquant un risque de conflits d’intérêts par rapport à ces liens avec l’industrie agroalimentaire.
Interrogé sur FranceInfo, le ministre s’en est défendu. « Je peux aussi prendre un chanteur d'opérette, comme ça, il n'y aura pas de risque de conflit d'intérêts, et on n'aura pas de procès en conflit d'intérêts », a-t-il lancé.
🗣 La conseillère com de Marc Fesneau était directrice de communication de l’Ania ➡️ "Si elle avait travaillé pour des gens qui faisaient du steak végétal, ça ne vous poserait pas de problème”, réplique le ministre. “Je peux aussi prendre des gens qui n’y connaissent rien !” pic.twitter.com/HpMbPpf7Q2
— franceinfo (@franceinfo) May 9, 2023
A l’antenne, Marc Fesneau a assuré que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a donné son aval à cette nomination. « Sur chaque nomination dans un ministère, elle vous donne un avis et vous dit c'est compatible ou ce n'est pas compatible » rappelle-t-il, et « il n'y a pas beaucoup d'endroits dans le monde où ça se passe comme ça ». Toutefois, cette nouvelle conseillère « ne peut pas entrer en contact avec son précédent employeur, et c'est normal ».
La HATVP « a donné un feu vert », mais la limite de ne pas « rentrer en contact avec son précédent employeur », a-t-il indiqué. « Elle est conseillère en communication, elle ne va pas être chargée du dossier industrie agroalimentaire », a-t-il conclut pour faire taire les critiques.