La CGI prône une simplification des textes

La Confédération du commerce de gros et international (CGI) a été reçue le 30 juin dernier par le cabinet de Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. À cette occasion, les thèmes des ateliers lui ont été présentés. Ainsi la CGI souhaite s’impliquer dans cinq ateliers : développer les initiatives locales et créer des synergies, conquérir de nouvelles parts de marché sur les marchés européens et internationaux, rendre le prix d’achat de produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs, adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et aux besoins des transformateurs et enfin améliorer les relations commerciales et contractuelles entre producteurs, transformateurs et distributeurs.
Ces ateliers se tiendront dans le cadre du premier chantier « création et répartition de la valeur ». Sur ces sujets, la CGI rappelle qu’elle est mobilisée de longue date, notamment dans le cadre de son comité de liaison agro-alimentaire (CLAA). Ce dernier a d’ailleurs réalisé une étude sur les produits locaux qui sera publiée dans les semaines à venir afin de nourrir les débats.
Charte publique durable
Concernant l’achat public, la CGI rappelle qu’elle a édité trois guides de l’Association pour l’achat dans les services publics (Apasp), dont un guide de fournitures de denrées alimentaires, après la réforme des marchés publics inclus dans la loi Sapin II.
Ces états généraux sont un chantier très ambitieux
Selon les remontées des fournisseurs, des progrès sont notamment réalisés en matière d’indexation des prix, de professionnalisation et de sourcing. Ces travaux seront logiquement mis en avant durant les états généraux de l’alimentation. Enfin, à l’occasion du second chantier lié à l’alimentation durable, la CGI évoquera la réflexion engagée sur la charte publique durable qui devrait être terminée pour l’ouverture des débats au cours du mois de septembre.
Pour Hugues Pouzin, le directeur général de la CGI, « ces états généraux sont un chantier très ambitieux ». Il attend surtout du gouvernement « une simplification sur la réglementation », trop complexe en France et notamment dans le domaine de la logistique.