Adoption de l’avis « Prévenir et lutter contre la précarité alimentaire » : 9 points à savoir
Le Conseil national de l’alimentation a adopté l’avis Prévenir et lutter contre la précarité alimentaire composé de 71 recommandations. Petit tour d’horizon de qu’il faut en retenir.
Le Conseil national de l’alimentation a adopté l’avis Prévenir et lutter contre la précarité alimentaire composé de 71 recommandations. Petit tour d’horizon de qu’il faut en retenir.

Le Conseil national de l’alimentation (CNA) a adopté en octobre 2022 l’avis n°91 « Prévenir et lutter contre la précarité alimentaire ». Issu d’une autosaisine du CNA, cet avis a nécessité un an d’élaboration par un groupe de concertation. Il formule 71 recommandations pour répondre à quatre ambitions : prendre le problème à la racine pour garantir l’accès de toutes et tous à l’alimentation, mieux connaître la précarité alimentaire et mieux suivre les politiques visant à la prévenir et à la combattre, améliorer l’aide alimentaire, développer les initiatives complémentaires ou alternatives contre la précarité alimentaire.
- Agir sur le pouvoir d’achat des ménages, en agissant sur les ressources financières des ménages (salaires, minima sociaux y compris pour les jeunes et les retraités), même dans le cadre de politiques ambitieuses de création d’emploi.
- Assurer une offre alimentaire suffisante, durable et de qualité, en coordonnant les politiques sectorielles pour une cohérence autour de l’accès à l’alimentation (logement, emploi, éducation…) et de faire des territoires le levier de cette mise en cohérence. L’offre alimentaire de qualité doit être suffisante pour tous dans tous les territoires, notamment les Outremers. Il faut également reconnaître une exception agri-alimentaire au niveau européen et français, dans le cadre des échanges commerciaux, pour éviter la spéculation sur les matières premières agricoles au niveau mondial.
- Améliorer l’identification et le suivi des personnes en situation de précarité alimentaire, notamment en encourageant les collectivités locales à constituer des réseaux au niveau des territoires (et des villes en premier lieu) pour développer leurs actions d’identification des personnes en situation de précarité alimentaire.
- Renforcer la coordination des acteurs de l’aide alimentaire à toutes les échelles (locale, nationale, européenne).
- Garantir la qualité des denrées alimentaires distribuée.
- Augmenter l’aide de l’État pour qu’une partie de l’alimentation soit issue des producteurs locaux pratiquant l’agriculture durable afin d’améliorer la qualité, la diversité et la durabilité des produits alimentaires, tout en rémunérant décemment les producteurs français.
- Développer la coordination territoriale et multi-partenariale de la lutte contre la précarité alimentaire
- Renforcer l’apport de la restauration collective
- Créer des fonds dédiés permanents pour soutenir ces dispositifs, pour accompagner des initiatives de solidarités alimentaires. Ces sommes permettront d’investir en animation, pour un partage des savoirs sur l’alimentation