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Ingrédient
Les marchés en croissance des amidonniers

L’industrie française de l’amidon accompagne les évolutions des besoins de différents secteurs en France, dans l’Union européenne et le monde. Le carton, les desserts et l’alimentation animale sont des débouchés croissants.

L'industrie des desserts est de plus en plus demandeuse d'amidons natifs.
© Pixabay

Les industriels français de l’amidon transforment une part considérable des productions nationales de blé tendre (19 %), de maïs grain (28 %) et de pomme de terre (30 %) et une part plus réduite de la production de pois. Elles produisent, outre les amidons (et la fécule de pomme de terre), du gluten de blé, des sirops de glucose et des maltodextrines. Ces dernières sont des ingrédients techniques issus de l’hydrolyse partielle de l’amidon. Elles constituent une spécialité française, puisque les industriels français produisent les trois quarts des maltodextrines produites dans l’Union européenne (UE). Ils produisent aussi des polyols (sorbitol, mannitol…), des coproduits et des fibres. Ils transforment quasiment intégralement leurs matières premières agricoles.

De plus en plus d’amidons natifs pour les entremets et crèmes glacées

Cette industrie est fortement exportatrice. Première d’Europe et au quatrième au rang mondial, elle réalise 60 % de son chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros dans l’UE et 15 % dans les pays tiers, en premier lieu asiatiques et américains. Elle réalise 10 % de son chiffre d’affaires européen au Royaume-Uni, qui est une part incertaine pour l’avenir.

Les secteurs du papier et du carton ondulé sont de plus en plus demandeurs d’amidon. Celui des entremets et des crèmes glacées a eu tendance à se ramollir depuis 2016, il est beaucoup plus consommateur aujourd’hui qu’en 2012. C’est le fait des amidons natifs, c’est-à-dire non modifiés ni hydrolysés. Ainsi, la consommation d’amidons natifs dans les entremets et crèmes glacés est supérieure de 9 % à celle de 2012 en 2018.

Autre secteur de plus en plus demandeur d’amidons natifs, l’alimentation animale. Sa consommation en France représente 20 % de plus qu’en 2012. Mais la demande intérieure des amidons natifs croît plus vite que la production nationale ; aussi, la France en importe-t-elle.

Gluten pour l’aquaculture

Le gluten, protéine du blé, voit son marché national diminuer, mais son marché européen progresser. En France, son débouché diminue dans l’ensemble sectoriel boulangerie-pâtisserie biscuiterie. Il a reculé de 30 % entre 2012 et 2018, et récemment de 8 % entre 2017 et 2018. Ce secteur ne représente plus que 36 % des utilisations nationales de gluten alors que celui de l’alimentation animale a grimpé jusqu’à 60 %.

Les aliments incorporant du gluten sont essentiellement destinés aux animaux familiers et aux poissons d’élevage. « En aquaculture, ces aliments permettent de ne pas prélever sur le stock de poissons sauvages », argumente l’Union des industriels de l’amidon (Usipa). L’industriel français produit de plus en plus de gluten et en exporte donc de plus en plus. Elle s’inscrit à deux titres dans le plan protéines national : d’une part, en produisant des protéines de blé et de pois, d’autre part, en produisant des coproduits du maïs et du blé riches en protéines, réduisant ainsi la dépendance européenne des fourrages importés.

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