Aller au contenu principal

Les coopératives laitières demandent de revaloriser les MDD

À la recherche de valorisation du lait, les coopératives mettent en avant le besoin de rehausser les prix des MDD. La segmentation et la restauration sont aussi des pistes étudiées.

« Les États généraux de l’alimentation nous ont permis de conclure des accords bien plus précoces que les années précédentes. C’est une bonne chose. Mais les négociations sont beaucoup plus difficiles avec les marques de distributeurs », lance Damien Lacombe, président de Coop de France Métiers du lait, lors d’une conférence de presse le 16 octobre 2019. Les effets des négociations ont été « très variables » selon les coopératives et les enseignes.

37 % du chiffre d’affaires des coopératives

À noter que les coopératives réalisent 37 % de leur chiffre d’affaires en MDD par rapport au total de l’activité de transformation tous produits confondus (contre 21 % pour les marques nationales).

« Les MDD ont un poids capital, souligne Damien Lacombe, le sujet majeur pour nous sera de voir comment on pose les négociations tarifaires pour l’année 2, notamment sur les marques de distributeurs. » L’objectif : continuer d’augmenter la rémunération des adhérents des coopératives. En 2018, le prix moyen du lait a atteint 334 € les 1 000 litres. Le prix moyen du litre de lait de vache bio s’établissait quant à lui à 478 € les 1 000 litres et celui du lait AOP-IGP à 422 € les 1 000 litres.

Un mal fou à s’insérer dans les accords tripartites

Par ailleurs, Damien Lacombe a affirmé la volonté des coopératives à s’insérer dans les contrats tripartites. « Ces accords représentent un problème pour nous, car la répartition de la valeur est mutualisée au sein des coopératives. Cela ne correspondant pas au principe des accords tripartites, ce à cause de quoi nous avons un mal fou à nous y insérer. Nous devons donner une autre ambition à ces accords pour que nous soyons considérés », affirme-t-il. La recherche de valeur peut aussi passer par la segmentation qui concerne près de 30 % du volume total de lait transformé par les coopératives laitières. « Intéressée plutôt par des ingrédients que par des produits finis, au contraire de la grande distribution », la restauration est aussi un levier important mais « qui n’est pas très avancé », conclut Damien Lacombe.

Les plus lus

sept personnes
Porc : les premiers abats blancs français arrivent en Chine

La France a obtenu après de longues négociations l’agrément pour exporter des abats blancs en Chine. Les premiers conteneurs…

viande emballée en usine
Viande bovine : qu’importe et qu’exporte l’Allemagne ?

L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa…

vaches dans une prairie
Quelles sont les conséquences des mesures pour réduire le cheptel laitier aux Pays-Bas sur le marché du lait européen ?

Les Pays-Bas mettent en place un système d’aides pour réduire les troupeaux laitiers. Si les effets à court-terme seront peu…

photo rayon viande haché
Les prix des bovins baissent, que se passe-t-il sur le marché de la viande ?

La baisse des prix des gros bovins au printemps suscite l’ire de l’amont, alors que les abattoirs se plaignent d’une…

oeuf cassé par une machine industrielle
Les prix des œufs pour la casserie reculent avant le férié

L’évolution des prix des œufs français, au 23 avril 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

vache a la traite
Prix du lait : écart record entre bio et conventionnel

Alors que les prix du lait conventionnel se tassent en Europe, reflet de la hausse des disponibilités, les prix du lait bio…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio