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Le Bœuf fermier du Maine atteint un palier

Les ventes 2004 ont stagné après plusieurs années de progression continue.

Pour la première fois depuis longtemps, il ne s’est pas vendu plus de bœuf fermier du Maine en 2004 par rapport à l’année précédente. La viande, qui bénéficie d’un Label Rouge depuis 1986, aurait même subi une légère baisse des tonnages de 2 à 3 % selon Daniel Garnier, contrôleur de l’association Bœuf fermier du Maine. La faute en partie au départ des éleveurs à la retraite et non remplacés, mais également à un mode de distribution essentiellement basé sur les boucheries de détail. À ce jour, environ cent bovins sont abattus chaque semaine dans deux abattoirs, pour fournir les 180 points de vente (bouchers et restaurateurs) répartis à part égale entre le Maine et Paris et sa région.

Les bouchers vecteurs de diffusion

Pour relancer la machine, l’association s’est tournée vers les bouchers de la Sarthe, vecteurs de diffusion privilégiés au cœur de la zone de production. Vendredi, une rencontre « Lin et santé » a ainsi été organisée pour renforcer leurs connaissances sur le Bœuf fermier du Maine, qui dispose d’un atout dans sa manche : sa finition à la graine de lin. Riche en acide gras oméga 3, le lin est bénéfique pour la santé des consommateurs, en prévenant notamment les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Lors de la période de finition des animaux (100 derniers jours), chaque bœuf va ingérer 3,5 kg d’aliments quotidiennement. Contenant de la graine de lin extrudée, ce traitement permet d’obtenir une viande riche en oméga 3, qui intéresse les consommateurs. Inscrite dans le cahier des charges du Label Rouge, ce type d’alimentation est respecté par les 1 200 éleveurs de l’association Bœuf fermier du Maine. « Elle regroupe l’ensemble de la filière, c’est-à-dire les éleveurs, mais aussi les points de vente, les fabricants d’aliments spécifiques et les abattoirs », complète Mme Dupont, membre de l’association.

Les contrôles aux différentes étapes de la filière, réalisés par l’association elle-même, sont certifiés par la société Qualité France SA. Pour faire connaître cette démarche qualité ainsi que les avantages et particularités de sa viande, l’association a également mis en place une campagne dans la presse régionale du Maine, pour recruter de nouveaux consommateurs qu’elle espère à l’avenir de mieux en mieux conseillés par les bouchers charcutiers. « Nos ventes sont plus ou moins stables, mais nous subissons le déclin de la boucherie de détail. Nous devons communiquer sur les bienfaits de notre viande », ajoute Mme Dupont.

Rédaction Réussir

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