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Ebly poursuit son développement sur trois ans

Les produits secs vendus sous la marque Ebly proviennent exclusivement de l’usine de Marboué détenue par Mars Food France. Visite des lignes de production de sachets cuisson.

Une des 4 nouvelles références de cet été.
© Mars Food France

L’usine Ebly, implantée depuis 1996 à Marboué, près de Châteaudun en Eure-et-Loir, tient sur 12 000 m2. Elle se compose de trois zones distinctes de production : celle qui traite le blé dur, matière première historique de la marque Ebly ; celle où l’on conditionne les produits secs en boîtes, en sachets cuisson et en grands conditionnements destinés à la restauration collective ; et enfin, celle où s’élaborent les plats micro-ondables Ebly ou Uncle Ben’s à base de blé, de riz ou de couscous.

La ligne d’ensachage en sachets cuisson (100 par seconde) se trouve dans la seconde zone. Elle est reliée depuis 2016 à un atelier de dépotage et de mélange de matières premières autres que le blé : différentes variétés de couscous, de lentilles, de riz, de quinoa, etc. Cette ligne de mélanges secs a coûté 1,8 million d’euros dont 700 000 euros investis récemment pour adapter l’équipement de transport pneumatique à des matières qui ne doivent pas se contaminer. C’est ainsi qu’elle peut désormais produire des sachets bios – du couscous en perles ponctué de graines de lin et de quinoa noir ; une des quatre nouvelles références de cet été.

Fortement automatisée

L’usine Ebly est fortement automatisée dans ses mécanismes de production et ses systèmes de contrôle. Par exemple, le blé passe par 80 canaux de tri optique. L’an dernier ses 25 000 tonnes produites sont passées par 3 600 contrôles qualité. Elle est en plein développement depuis 2015. Plus de 6 millions d’euros au total y ont été investis en huit ans. L’effectif est passé de 88 salariés à plus de 120 en trois ans ; et 7 postes supplémentaires sont en recrutement. C’est dans la partie des micro-ondables qu’il est le plus important, une soixantaine de personnes travaillant en quatre-huit. Dans la partie des produits secs, exclusivement dédiée à la marque Ebly, travaillent 15 à 20 personnes en trois-huit.

Le développement doit se poursuivre dans les trois prochaines années puisqu’un objectif de tripler les ventes de la marque est visé pour 2020. Celles-ci sont aujourd’hui de 14 millions d’euros en France. La marque a enregistré une croissance de 20 % en valeur et de 37 % en volume en douze mois (source Nielsen CAM P4 entre avril 2017 et avril 2018).

Un premier appel d’air des ventes doit venir dès cet été à la faveur d’une campagne de communication comprenant deux vagues d’un nouveau spot publicitaire à la télévision, en juillet puis octobre, sur le thème « nous cultivons le goût ».

Performances logistiques

Le directeur du site, Romain Boivin, compte sur le potentiel d’expansion de l’atelier des produits secs. Il compte aussi sur le maintien des bonnes performances logistiques de son site, qui se distingue par le meilleur taux de service client des usines de Mars Food France : 99,7 %. Il compte enfin sur les recrutements de nouveaux « associés », comme on dit dans le groupe Mars, sur le « travail exceptionnel » que ceux-ci fournissent et la capacité d’intégration des équipes en futures recrues. Romain Boivin est le premier à considérer Mars Food France comme un facteur d’attractivité.

Un partenariat fructueux

À la fin des années 1990 apparaissait une alternative aux pâtes et au riz : le blé Ebly prêt à cuire. Ce grain de blé dur prêt à cuire, de forme oblongue et parfaitement calibré, était le fruit de la coopérative Valbeauce, constitutive de l’actuelle Axéréal et de l’Inra. La joint-venture entre Axéréal et Mars Food France, au début des années 2000, a donné de nouvelles impulsions créatives : le blé à cuisson accélérée, le blé micro-ondable, les sachets cuisson, les mélanges de graines en sachet et les recettes à réchauffer. « La marque Ebly bénéficie d’un très grand capital sympathie en France », considère Stéphanie Domange, directrice générale de Mars Food France et présidente d’Ebly, qui croit à son potentiel de tripler en trois ans.

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