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De combien ont augmenté les prix des vaches cet été, et cela va-t-il durer ?

Les prix des vaches allaitantes et ceux des vaches laitières ont progressé durant l’été, tandis que les cours des jeunes bovins se montraient moins dynamiques, quoi qu’à des plus hauts. La baisse saisonnière des prix des bovins va-t-elle s’installer à la rentrée ?

vaches viande dans un champ dans les ardennes
Les prix des vaches allaitantes ont progressé cet été
© Virginie Pinson

A 5,31 €/kg en semaine 34, le prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir en France a dépassé un record pour la période, s’approchant de son précédent sommet historique atteint en mars 2023 (5,34 €/kg), selon les cotations de FranceAgriMer. 

+8 centimes pour les vaches Viande R cet été

La cotation de la vache viande R a pris 8 centimes depuis le début du mois de juillet. En cause, des approvisionnements plus complexes pendant l’été et un férié du 15 août toujours difficile à gérer pour les abattoirs. A 5,62 €/kg en semaine 34, ce prix des vaches viande R entrée abattoir a battu de nouveaux records historiques, dépassant de 11 centimes son niveau de l’an dernier, même date soit 2 % de hausse. 

Lire aussi : Viande bovine : pourquoi la Méditerranée tire les exportations françaises

+11 centimes pour les prix des vaches Lait O

Parallèlement, la cotation de la vache laitière O entrée abattoir a pris 11 centimes depuis début juillet, conséquence d’une offre qui s’est montrée assez restreinte sur les mois d’été. Les cours ont ainsi frôlé leur niveau de l’an dernier au moment du 15 août, sans pour autant les atteindre, se situant 3,2 % en-dessous et même 6,9 % sous le niveau atteint à la même période de 2022.  

En jeune bovin, l’offre a limité la hausse des prix

Les prix des jeunes bovins n’ont gagné que deux centimes entre début juillet et fin août, pour autant, selon les remontées Normabev diffusées par Interbev les abattages reculaient de 7,8 % en moyenne sur les semaines 31 à 34 comparé à l’an dernier.

Lire aussi : Filière viande : les restructurations marquantes du premier semestre 2024

A noter, à 5,28 €/kg en semaine 34, la cotation entrée abattoir du JB Viande R3 hors blondes et Parthenaises n’en dépassait pas moins de 3,7 % son niveau de l’an dernier, même date, se situant à un plus haut pour la période

Les prix des gros bovins vont-ils baisser ?

Les abattoirs se montrent prudents face à cette hausse estivale, jugeant que dorénavant un sommet a été atteint. Il est vrai que, historiquement, les prix des vaches avaient tendance à redescendre à la rentrée des classes, une fois les boucheries réapprovisionnées, alors que les pièces à griller, plus onéreuses, cédaient la place aux quartiers avant dans les rayons. D’autant plus que la tenue de la consommation à l’automne reste incertaine… comme le contexte politique. 

Une offre européenne qui demeure limitée

Reste à voir la réalité du terrain, notamment la tenue de l’offre européenne qui peut jouer sur les prix des vaches laitières et par rebond sur l’ensemble du marché. Ainsi en Irlande, on rapporte des disponibilités en retrait. Les abattoirs ont concédé des hausses de prix cet été afin de pouvoir s’approvisionner. Bord Bia estime que le nombre de bovins traités d'ici la fin de l'année devrait diminuer de 50 000 à 60 000 têtes, ce qui réduira considérablement le nombre d'animaux disponibles pour les usines dans les semaines à venir. 

Pas de conséquence immédiate de la FCO sur les prix des bovins

Autre inconnue, la FCO, qui, si elle ne bouscule pas le marché pour l’heure, pourrait néanmoins perturber fortement les disponibilités à moyen terme. 

En jeunes bovins, un marché européen fluide

Les cours des JB ont progressé en Italie cet été car les disponibilités étaient insuffisantes, alors que les engraisseurs ont du mal à remplir toutes leurs places en atelier. Dans le même temps, les cours polonais se sont bien tenus, toujours portés par le flux vers la Turquie. Néanmoins les opérateurs de la viande restent prudents dans l’ensemble car si la Turquie a fortement tiré le marché européen ces derniers mois, nul ne sait combien de temps cela va durer. 

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