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Brexit : des certificats sanitaires pour exporter au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a durci les règles pour les entreprises de l’Union européenne qui y exportent de la viande et des produits laitiers depuis le 31 janvier 2024.  

drapeau britannique et européen
La production porcine britannique a été confrontée à une forte augmentation des coûts de production au cours des cinq dernières années
© Rocco Dipoppa

Les entreprises qui exportent de la viande et des produits laitiers doivent obligatoirement présenter des certificats sanitaires pour exporter vers le Royaume-Uni. Celles qui exportent des produits végétaux, des certificats phytosanitaires. Des contrôles physiques ont aussi été mis en place. Ces mesures, initialement prévues pour avril 2021 et retardées à de nombreuses reprises, ont finalement été mises en place mercredi 31 janvier 2024. “Les délais ont été rapidement révisés en raison du manque de préparation à la frontière. Par la suite, le risque d’une hausse des prix à un moment où les consommateurs britanniques étaient déjà confrontés à une hausse rapide des prix des denrées alimentaires a été un facteur de retards répétés”, explique AHDB. 

Lire aussi : Brexit : 3 ans après, parcours d’obstacle pour les produits frais Français   

Quatre mois de “rodage” 

“Il est entendu que la période de janvier à avril 2024 sera utilisée comme une période de « rodage », avec des avertissements et des conseils donnés plutôt que des marchandises refusées. Cependant, le mois d’avril verra l’introduction de contrôles physiques et un durcissement des règles”, ajoute AHDB. Cette période plus souple s’explique en raison des possibles perturbations, retards, coûts supplémentaires pour les entreprises.  

Lire aussi : Brexit : quels produits animaux sont catégorisés à risque élevé ?

Satisfactions chez les producteurs britanniques 

Outre-Manche les mesures sont plutôt bien accueillies par les producteurs laitiers et de viandes britanniques. Ils y voient une règle d’égalité. Pourtant il n’est pas dit que les produits britanniques soient plus compétitifs sur le marché britannique. “Le manque de capacité dans le secteur de la transformation de la viande et des produits laitiers peut également limiter les possibilités de remplacer les importations”, nuance AHDB. 

Lire aussi : L’export britannique rétabli de la Covid mais pas encore du Brexit

Appliquer les règles de l’OMC 

Au-delà d’assurer la biosécurité aux frontières, il est également question de réglementations commerciales. “ Les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) exigent que les États membres appliquent des règles cohérentes avec leurs partenaires commerciaux à la frontière. Les exportateurs de l’UE ne devraient pas bénéficier d’un avantage injuste par rapport à d’autres partenaires commerciaux, qui sont déjà soumis à des contrôles aux frontières”, indique AHDB. 

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