Trois ministres pour inaugurer la plus grande ferme d’insectes au monde à Amiens
Les ministres de l’Agriculture, de la Transition écologique et le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique étaient ce jour à Amiens pour inaugurer la troisième ferme d’insectes verticale d’Ynsect.
Les ministres de l’Agriculture, de la Transition écologique et le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique étaient ce jour à Amiens pour inaugurer la troisième ferme d’insectes verticale d’Ynsect.

Semaine importante pour la filière française insecte émergente. Après l’annonce le 4 mai de l’autorisation par la Commission européenne de l’utilisation de vers de farine jaunes séchés en tant que nouvel aliment accordée à Agronutris, ce jeudi la plus grande ferme verticale d’insectes au monde a été inaugurée au cœur des Hauts de France à Amiens.
En présence de trois ministres, Barbara Pompili, Julien Denormandie et Cédric O, secrétaire d’état chargé de la Transition numérique et des communications électroniques, la start-up Ynsect cofondée par Antoine Hubert a inauguré sa troisième unité de production qui produira 100 000 tonnes de protéines en 2022. Elle doit ouvrir fin 2021, début 2022.
Produire 1kg de protéines d'insectes requiert 98% de moins de terre que toute autre production agricole.
— Barbara Pompili (@barbarapompili) May 6, 2021
➡️ Une alternative efficace et écologique au soja importé d'Amazonie pour nourrir nos animaux.@J_Denormandie @cedric_o @Ynsect pic.twitter.com/rViGvKiDpj
Située près d’Amiens, la ferme de 36 m de haut et de 45 000 m2 produit des scarabées Molitor comme alternatives aux fertilisants ainsi qu’aux protéines dédiées à l’alimentation animale. La start-up française, membre du Next 40, le club des start-up françaises les plus prometteuses, possède déjà une ferme à Dole dans le Jura et a récemment acquis l'entreprise néerlandaise Protifarm. A l'avenir, elle ambitionne « de déployer un réseau de plus de 100 fermes verticales dans le monde ».
La ministre de la transition écologique voit dans cette usine « une solution innovante et écologique pour nourrir les animaux, sans importer du soja du bout du monde ». « Manger des insectes, c’est protéger la forêt amazonienne », écrit-elle dans un tweet. A noter toutefois que si Ynsect a déposé un dossier dans le cadre du règlement Novel Food, elle ne dispose pas encore d’autorisation pour commercialisation ses insectes à destination de l’alimentation humaine. « Produire 1kg de protéines d'insectes requiert 98% de moins de terre que toute autre production agricole. Une alternative efficace et écologique au soja importé d'Amazonie pour nourrir nos animaux », affirme encore Barbara Pompili dans un second tweet.
🎥 « Moins de gaz à effet de serre. Moins d’impact sur la biodiversité. »@Ant1_Hubert, président et cofondateur de @Ynsect, nous parle de son entreprise, qui va révolutionner l’alimentation des animaux et des hommes. #Next40 @J_Denormandie @barbarapompili pic.twitter.com/dBT5dl9a1p
— Cédric O (@cedric_o) May 6, 2021
Antoine Hubert, PDG de la start-up, défend sur linkedin un projet qui « s’ancre dans le territoire et participe à son développement économique et social en créant près de 500 emplois directs et indirects ». Et d’annoncer s’être associé à Pur projet et au groupe Noriap pour lancer le programme d’agriculture régénérative TerrHa 2040 qui a pour objectif de planter 1700 km de haies et 1700 ha d’arbres au sein des parcelles d’ici 2040 (soit l’équivalent de 1,8 millions d’arbres).