Les Foxlights ne sont d’aucune utilité avec les loups


Durant son séjour en Australie, Michel Meuret, chercheur à l’Inra spécialisé en pastoralisme, a pu en apprendre plus sur les Foxlights, lampes clignotantes censées éloigner les prédateurs. Il a rencontré Greg Misfud, l’animateur du Plan australien de gestion des chiens sauvages et dingos. Michel Meuret a recueilli son témoignage. L’Australien n’a « pas trouvé de témoignage qui pourrait suggérer que les Foxlights auraient quelque utilité à long terme pour le contrôle des loups en France ». Ces appareils ne sont pas très utilisés en Australie, y compris avec les renards, car « elles sont considérées comme un nouvel outil de contrôle qui ne produirait que des effets à court terme, avant que l’espèce ciblée s’habitue à ces appareils et les ignore ». Des chercheurs engagés en Australie dans des travaux sur l’écologie et la gestion des chiens sauvages en arrivent à la même conclusion. Greg Misfud est donc très sceptique quant à la promotion « des Foxlights auprès des éleveurs français cherchant à protéger leur bétail contre les loups ». Ce témoignage confirme l’avis de plusieurs éthologues en France : tout équipement visuel ou sonore ayant pour but de tenir les loups à distance doit être lié de façon très claire à un réel danger pour eux et leur progéniture. Dans le cas contraire, une fois passé le premier effet de surprise, ces prédateurs très observateurs et intelligents n’en tiennent plus compte.