Comment bien alimenter ses agneaux en bergerie ?
La valeur alimentaire, la composition ou encore le mode d’utilisation des aliments font partis des principes clés pour réussir l’engraissement des agneaux de bergerie.
La valeur alimentaire, la composition ou encore le mode d’utilisation des aliments font partis des principes clés pour réussir l’engraissement des agneaux de bergerie.

Pour atteindre les objectifs de finition des agneaux à l’engraissement, il est essentiel de leur fournir une ration bien dosée. Le Ciirpo et l’Institut de l’élevage ont émis des recommandations sur les principes fondamentaux de l’alimentation des agneaux en bergerie.
Les valeurs alimentaires idéales
Pour garantir un indice de consommation optimal, la valeur énergétique d’un aliment doit être comprise entre 0,9 et 1 UFV (unité fourragère viande) par kilo brut. La valeur azotée, quant à elle, doit se situer entre 100 et 110 grammes de PDI (protéines digestibles dans l’intestin) par kilo brut, au-delà, l’excès d’azote est perdu dans les urines. Les valeurs énergétique et azotée peuvent être vérifiées auprès du fournisseur d’aliments.
Concernant les micronutriments, ils sont généralement inclus dans les aliments complets du commerce. Pour les mélanges fermiers, en revanche, il est impératif d’ajouter à la ration un aliment minéral et vitaminé adapté.
Des matières premières complètes et biens dosées

La conservation des aliments entiers permet de limiter l’acidogénie des rations. De plus, respecter les taux d’incorporation des céréales et des protéagineux assure l’équilibre de la ration.
Pour les céréales, il est important de ne pas dépasser 40 % d’incorporation de blé dans la ration totale en raison de son effet acidogène. Les autres céréales telles que le triticale, l’orge, le seigle ou l’épeautre ne présentent pas de restriction particulière. En ce qui concerne les protéagineux, le pois peut être incorporé jusqu’à 40 %, la féverole jusqu’à 30 %, et le lupin jusqu’à 25 % de la ration totale. Les rations à base de méteils doivent contenir au moins 30 % de protéagineux et moins de 40 % d’avoine. Enfin, l’aliment minéral doit représenter 3 % de la ration totale.
Des croissances comparables avec ou sans aliment de démarrage
Selon une étude menée par le Ciirpo, les gains de croissance des agneaux sont similaires jusqu’au sevrage, qu’ils soient nourris avec un aliment de démarrage suivi d’un aliment de finition (granulés de 2,5 puis de 4 mm) ou uniquement avec un aliment destiné à la finition (céréale et complément azoté).