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Nutrition
PNAN : comment il va influer sur les IAA

Pour plus de cohérence dans la politique du gouvernement, PNNS et PNA sont regroupés dans un programme commun, le PNAN. Il vise entre autres à inciter les industriels à améliorer la formulation de leurs produits.

Le pain qui représente 25% de l'apport en sel quotidien des Français est dans la ligne de mire du PNAN.
© DR

Bruno Ferreira, directeur général de l’Alimentation, et Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, ont lancé le 23 septembre à Saint-Denis le programme national de l’alimentation et de la nutrition (PNAN). Son objectif : promouvoir des choix favorables à la santé et respectueux de l’environnement tout en réduisant les inégalités d’accès à une alimentation durable et de qualité.

Porté par les deux ministères et doté d’un budget de 35 millions d’euros, le PNAN réunit pour la première fois les actions du programme national pour l’alimentation (PNA 3) et du programme national nutrition santé (PNNS4). Le ministère de l’Agriculture indique que « le gouvernement travaillera avec les acteurs économiques afin d’obtenir un engagement ferme de réduction des quantités de sel, en particulier dans le pain, de sucre et de gras dans les aliments dès 2020 ». Si la voie incitative est privilégiée, le gouvernement prévient dans le PNAN que la voie réglementaire peut être envisagée si les engagements ne vont pas assez loin.

Déterminer le taux cible de sel dans le pain

Ainsi, pour améliorer la qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire, le PNAN précise que le gouvernement va saisir l’Anses pour permettre de fixer les objectifs de reformulation puis signer un accord-cadre entre l’État et les représentants des IAA pour un « engagement et un suivi annuel sur la durée du PNA et du PNNS ».

Pour atteindre l’objectif de 90 % des adultes consommant moins de 7,5 g de sel par jour, « une réflexion sera engagée dès 2019 avec les professionnels afin de déterminer le taux cible dans le pain (qui représente de l’ordre de 25 % de l’apport en sel quotidien des Français, ndlr) et les actions pour y parvenir », peut-on aussi lire dans le PNAN qui précise « l’outil réglementaire pourra être mobilisé en seconde intention ».

État des lieux de l’utilisation des additifs

Le PNAN s’est fixé pour objectif d’interrompre la consommation des produits ultra-transformés (selon la classification Nova) et même d’en réduire la consommation de 20 % entre 2018 et 2021. Pour pousser les industriels à revoir leur formulation, le gouvernement compte faire appel à la recherche. « Les études doivent être poursuivies, notamment pour caractériser les aliments ultra-transformés, dresser un état des lieux de l’utilisation des additifs dans les denrées et établir les liens entre l’occurrence de tel ou tel additif dans les denrées et son impact sur la santé », stipule le PNAN.

Par ailleurs, en 2020 sera lancée une étude pour évaluer l’exposition de la population à certaines substances chimiques présentes dans les aliments au travers de l’étude alimentation totale 3 (EAT3).

Révision des dates de péremption en vue

Le programme national de l’alimentation et de la nutrition (PNAN) se fixe aussi des objectifs de lutte contre le gaspillage alimentaire. Pour ce faire, dès 2020, une information au consommateur sera réalisée pour mieux expliquer la signification des dates de consommation des denrées alimentaires. Afin que la notion « à consommer de préférence avant le » soit remplacée par celle de « meilleure avant », comme mention officielle pour la date de durabilité minimale (DDM), le gouvernement entend aussi mener une action à Bruxelles pour réviser la réglementation européenne relative à l’information du consommateur (no 1169/2011) et sa version française. Au préalable, les parties prenantes, dont les associations de consommateurs, seront consultées.

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