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Un outil d’aide à la décision sur la grippe récurrente

Charlie Cador a présenté les résultats de sa thèse réalisée au sein de l’Anses. « L’engraissement de bandes de porcelets à l’extérieur s’est révélé comme une mesure de maîtrise efficace de la grippe récurrente. »
© A. Puybasset

L’Anses de Ploufragan/Plouzané travaille à la mise au point d’une application permettant au praticien d’identifier les meilleures mesures de gestion à appliquer au sein d’un élevage atteint de grippe récurrente porcine.

Après avoir renseigné l’ensemble des paramètres spécifiques à l’élevage (type de conduite, niveau de biosécurité, sous-types de virus influenza circulants, profils sérologiques sur les truies), l’application simulera l’impact sur la persistance des virus de différentes mesures et combinaisons possibles : niveaux de biosécurité, protocoles de vaccinations et externalisation de bandes de porcelets au sevrage. Enfin, elle permettra de définir un plan d’intervention global. Cet outil d’aide à la décision s’appuie sur les résultats d’une thèse réalisée par Charlie Cador, présentée lors d’une conférence au Space sur les actualités en santé animale de l’Anses. Ses travaux ont abouti à la modélisation des différentes interactions des paramètres épidémiologiques, virologiques et immunologiques au sein d’élevages atteints de grippe récurrente. « La modélisation a permis de mieux comprendre les causes de la persistance des virus et d’évaluer l’efficacité de mesures de maîtrise visant à rompre les cycles d’infections », explique-t-il. Les résultats confirment le facteur de risque de la transmission des virus par voie aéroportée (en plus de celle par contact). Ils montrent l’incidence de l’immunité maternelle sur la transmission des virus et l’impact de la conduite en bandes sur leur probabilité d’extinction (elle est beaucoup plus faible en conduite à 10 ou 20 bandes qu’en 5 ou 7 bandes). L’engraissement de bandes de porcelets à l’extérieur s’est révélé comme une mesure de maîtrise efficace. Celle de la vaccination est plus contrastée, avec un intérêt réel sur les reproducteurs et moindre sur les porcs en croissance. « Cela invite à un raisonnement plus global de la conception et de la structure des élevages pour limiter les recontaminations entre les truies et les porcs », souligne-t-il.

À terme, ce type de modélisation pourrait être étendu à d’autres pathogènes d’importance économique, comme le SDRP.

 

 

 

En savoir plus

La grippe porcine liée aux virus influenza de type A s’exprime par un syndrome fébrile et des troubles respiratoires. On distingue deux types de syndromes grippaux : la forme classique à caractère épizootique qui se propage rapidement à tous les animaux de l’élevage et la forme « récurrente ». À caractère endémique, cette dernière persiste dans le temps avec une répétition à âge fixe sur chaque bande, souvent en post-sevrage. Elle entraîne une déstabilisation permanente de l’élevage. Elle est de plus en plus rapportée dans le cadre de l’épidémiosurveillance et pourrait favoriser les réassortiments viraux d’Influenza.

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