Des puces dans la bergerie
L’identification électronique des animaux permet un suivi précis de sa troupe. Démonstration avec la cage de pesée et de tri Veno et le logiciel Ovitel.
Suite à la nomination d’Ovitel comme Ovin d’or au trophée de l’innovation de Tech’ovin 2015, le développeur de logiciel CMRE a invité les responsables ovins de France le 11 décembre dernier à Charolles pour rappeler les atouts de sa solution de gestion informatique du troupeau. Combiné avec un lecteur de boucles électroniques et un smartphone, le logiciel peut enregistrer en bergerie toutes les interventions sur le troupeau. Il permet de gérer les inventaires, le carnet d’agnelage, les documents de circulation ou les notifications à l’EDE. Le logiciel peut retracer la carrière de chaque animal et éditer un bilan technique complet.
Des portes automatiques pour trier les animaux
Ovitel est aussi compatible avec de nombreux matériels comme ceux du fabricant hollandais Veno qui intègre aussi la lecture électronique des boucles dans ses équipements. Une démonstration a permis de s’en rendre compte. La cage de pesée est reliée au lecteur par Bluetooth et, grâce au bâton de lecture, il n’y a pas à saisir ni le numéro de l’animal, ni son poids. Ensuite, en fonction du poids de l’animal ou de lot préalablement enregistré, le système de tri peut orienter les animaux en ouvrant l’une des trois portes pneumatiques. Le fabriquant annonce jusqu’à 400 animaux triés à l’heure avec un lecteur fixe. Cette solution intégrant la cage et la porte de tri est commercialisée à 8 200 euros.
Un bâton de lecture pour les petites troupes
Autre nouveauté présentée, le bâton de lecture d’Allflex a séduit Ovitel. Sans affichage visuel, il est relié par Bluetooth au smartphone de l’éleveur. « Ce petit lecteur, vendu environ 200 euros, est bien adapté pour les troupes de moins de 400 brebis, précise Nicolas Dubouloz de CMRE. Au-delà, la batterie risque de ne pas tenir ». La solution alliant smartphone et lecteur de boucle est maintenant privilégiée par rapport à la solution tout en un du Psion. « Plus cher et plus encombrant, le Psion n’est plus préconisé car il s’avère être maintenant assez lent ».
Depuis le lancement d’Ovitel en 2007, 1 500 éleveurs se sont équipés via les coopératives, les GDS ou les chambres d’agriculture. « Ces revendeurs locaux sont les meilleurs prescripteurs » apprécie Bruno Damien, le président d’Ovitel. Le logiciel est proposé au tarif de 199 euros pour les éleveurs et 299 euros pour les sélectionneurs auquel s’ajoute un abonnement annuel de 140 à 190 euros pour l’assistance et les mises à jour. Pour les jeunes agriculteurs, le logiciel est à un euro.