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Bouchage
Se laisser tenter par la capsule à vis

La capsule à vis gagne du terrain en France notamment en réponse à une demande des marchés export. S’essayer à ce type de bouchage nécessite toutefois une maîtrise technique. Quelques éléments clés sont à prendre en compte lors de son utilisation.

L’obtention d’une bonne qualité de bouchage 
en capsule à vis repose sur le choix des matières sèches couplées à une parfaite maîtrise technique 
du conditionnement.
L’obtention d’une bonne qualité de bouchage
en capsule à vis repose sur le choix des matières sèches couplées à une parfaite maîtrise technique
du conditionnement.
© P. Cronenberger

La capsule à vis connaît une forte progression sur le marché mondial du bouchage. La France n’échappe pas à cette tendance, notamment pour répondre à une demande des marchés export. “ La vente de capsules à vis fiscales est aussi en augmentation, signe que le marché français interne progresse ”, constate Isabelle Millart Maguer, responsable communication chez Amcor Flexibles Capsules. Mais ce mode de conditionnement en apparence simple et facile d’accès, nécessite technicité et exigence pour obtenir un bouchage de qualité. Pour ceux qui souhaitent s’y essayer, quelques précautions sont à prendre en compte depuis le choix de la capsule jusqu’à la commercialisation des vins.


Adapter les matières sèches au conditionnement


“ Le succès de l’utilisation d’une capsule à vis repose sur le choix des matières sèches couplé à une bonne maîtrise technique du conditionnement ”, souligne Bénédicte Nicolini, responsable des services conditionnement du Groupe ICV. “ Si la bague à vis n’est pas parfaitement adaptée aux normes de la capsule, des problèmes de sertissage et d’étanchéité peuvent survenir. Le choix du verrier comme le choix du fournisseur de capsule compte ”, indique Pierre de Colbert, propriétaire du Château de Flaugergues. La qualité du bouchage dépend également d’une parfaite maîtrise du conditionnement. “ Dès le début nous avons opté pour la location de matériel de mise en bouteille. Les premières années, nous avons essuyé les plâtres, car le sujet est complexe et qu’il fallait acquérir de nouvelles compétences. Nous avons pu compter sur le soutien technique des fournisseurs ”, poursuit Pierre de Colbert. La mise en place des contrôles, la surveillance de défauts de conditionnement (cassure des ponts, déjupage, coupure du filetage, capsules griffées…) sont des contraintes qui s’imposent pour obtenir un capsulage  de bonne qualité. “ Nous contrôlons régulièrement la ligne de conditionnement pour garantir l’étanchéité des capsules par un contrôle visuel et par un contrôle du couple de dévissage à l’aide d’un couplemètre ”, explique Joël Julien, directeur de la cave Les Costières de Pomerols. “ Pour nos vins sous capsule, nous avons préféré faire appel à un prestataire de service qui s’est spécialisé sur ce bouchage. Le couple de serrage, l’oxygène dissous et l’inertage des capsules est toujours parfaitement maîtrisé ”, indique Bernard Pallisé, directeur de la coopérative de Montpeyroux. Une formation peut s’envisager pour être en mesure de réaliser soi-même les opérations de conditionnement ou de vérifier la qualité d’un conditionnement à façon, conseille Bénédicte Nicolini. Autre aspect à prendre en compte : le choix de la capsule proprement dite et de son niveau d’étanchéité.

 

Choix du joint en fonction du vin


Deux types de joints sont à ce jour majoritairement pro-posés : l’Etain Saran (le plus étanche) et le Saranex (plus perméable). “ A la différence du liège, la capsule apporte une homogénéité de bouchage. En choisissant un joint, on sait à quel niveau de porosité du bouchage on se situe ”, relève Pierre de Colbert. “ Le niveau de perméabilité est à adapter techniquement aux cépages, aux vins et à leur moment de consommation après leur mise sur le marché ”, souligne Gregory Viennois, directeur technique du Domaine Laroche. “ Cela dépend également du positionnement des vins. Nous utilisons la capsule à vis pour des vins consommés 12 à 18 mois après la mise, et avons choisi pour cela le joint Saranex, moins étanche et moins onéreux, mais qui permet de conserver parfaitement les arômes sur la durée de vie des vins. En complément d’une bonne gestion de l’oxygène dissous lors de l’élaboration et du conditionnement, nous avons également pu diminuer les doses de SO2 ”, ajoute Joël Julien. “ La garde des vins blancs et rosés est nettement supérieure par rapport à un bouchage traditionnel après un an de conservation. La capsule donne entière satisfaction sur des vins de moyenne gamme destinés à l’export ou à une consommation rapide ”, note Bernard Pallisé. Enfin, tout comme pour d’autres types de bouchage, les essais et expérimentations restent recommandés pour choisir selon le type de vin, la capsule la mieux adaptée pour préserver leur qualité.

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