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Encore trop de déplacements à risque sanitaire dans les élevages de porcs

Une étude menée par l’université vétérinaire de Gant, en Belgique, dans quatre élevages naisseurs-engraisseurs démontre que les déplacements des intervenants (salariés et employeurs) risqués sur le plan sanitaire représentent entre 11 et 36 % des déplacements totaux dans ces ateliers.

Encore trop de déplacements à risque sanitaire dans les élevages de porcs
© D. Poilvet

Une étude menée par l’université vétérinaire de Gant, en Belgique, dans quatre élevages naisseurs-engraisseurs démontre que les déplacements des intervenants (salariés et employeurs) risqués sur le plan sanitaire représentent entre 11 et 36 % des déplacements totaux dans ces ateliers.

Lire aussi Les éleveurs de porcs s’approprient la réglementation biosécurité

Les chercheurs ont enregistré le nombre de déplacements (via l’installation d’émetteurs et de capteurs Bluetooth) ne respectant pas la marche en avant et l’ont comparé aux déclarations des intervenants en élevages. Le nombre de truies dans ces quatre élevages était de 280, 400, 300 et 600. Pourtant selon les déclarations des intervenants de trois élevages sur quatre (à l’exception de l’élevage de 400 truies), le travail se fait toujours en respectant la marche en avant : des plus jeunes animaux vers les plus vieux. Cette étude précise également que les déplacements sont plus fréquents la semaine d’insémination et de mise bas (trois élevages sont en quatre bandes) et ceux à risque plus nombreux la semaine de sevrage. En semaine, les déplacements sont plus nombreux que le week-end ; le pourcentage de déplacements à risque est cependant, selon les élevages, plus ou moins fréquent le week-end que la semaine. En regardant l’effet bâtiments, les déplacements vers les salles de maternité et de verraterie gestante sont plus nombreux pendant la semaine des inséminations et des mises bas. Les déplacements en post-sevrage et engraissement ainsi que ceux à risque sont équivalents en nombre quelle que soit la semaine à l’exception d’une exploitation.

Avis d’expert - Claudie Guyomarch, Chambres d’agriculture de Bretagne

 
Claudie Guyomarc'h, Chambres d'agriculture de Bretagne

 

Claudie Guyomarc'h, Chambres d'agriculture de Bretagne © D. Poilvet

«Mesurer et contrôler pour progresser»

«Dans cette étude, les chercheurs ont identifié 49 déplacements dont 16 à risque sanitaire. Ces 16 déplacements à risque correspondent à des déplacements de salles d’animaux plus vieux vers des salles d’animaux plus jeunes (ex : engraissement vers le post-sevrage ; post-sevrage vers la maternité) et de la quarantaine ou/et de la zone de bac à équarrissage vers toute autre salle sans changement de cottes et de bottes. La marche en avant étant une des mesures phares de la biosécurité interne, nous pouvons être surpris qu’en 2022 plus d’un déplacement sur trois est encore à risque dans deux élevages sur quatre ! Des marges de progrès existent. Le recours aux installations Bluetooth en élevages afin d’enregistrer les déplacements des intervenants de l’élevage peut se révéler être un excellent outil pour travailler sur l’amélioration de la biosécurité en élevage.»

Côté biblio

Optimizing internal biosecurity on pig farms by assessing movements of farm staff ; 2023 ; Elise Bernaerdt et al., Porcine health management.

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