Renforcer l’immunité des ovins à la journée technique de Bretagne
La journée régionale ovine de Bretagne a mis l’accent cette année sur l’immunité du troupeau ovin. Un thème d’actualité face à la FCO, mais important aussi pour réduire la mortalité des agneaux.

Cinquante-sept personnes, en majorité des éleveurs et des porteurs de projet, ont participé à la journée régionale ovine organisée en Bretagne dans le cadre d’Inn’Ovin.
Le thème choisi cette année était l’immunité des troupeaux ovins. « En 2024, la FCO s’est arrêtée aux portes de la Bretagne, constate Alain Gouédard, de la Chambre d’agriculture de Bretagne. En 2025, avec la reprise d’activité vectorielle avec les beaux jours, le risque qu’elle se répande dans la région est donc bien réel. »
Si en 2024, la majorité des éleveurs ovins bretons ont vacciné leurs animaux contre le sérotype 3 de la FCO, alors gratuit, en 2025 le coût des vaccins, en plus du temps à y passer, pourrait être un frein à la vaccination. « Vus les dégâts potentiels en termes de performances, mortalité, baisse de la production d’agneaux, l’idéal est de vacciner tout le troupeau, estime Alain Gouedard. Et il faut au minimum vacciner les béliers contre les sérotypes 3, 4 et 8 de la FCO, du fait de leur plus grande sensibilité à la maladie et du risque de stérilité qu’elle entraîne. Et il est aussi essentiel de renforcer l’immunité des animaux pour limiter l’impact de la FCO et des autres maladies. »
Construire et maintenir l’immunité
L’immunité est aussi primordiale pour réduire la mortalité des agneaux. « En moyenne, la mortalité des agneaux dans les réseaux d’élevage est supérieure à 20% et sans doute de 20-25% dans les élevages, souligne Alain Gouédard. Il y a donc de gros progrès à faire sur ce point, avec par ailleurs en Bretagne une forte utilisation de la race Romane, très prolifique, qui rend les améliorations encore plus importantes. »

Autres points importants pour l’immunité, abordés l’après-midi dans des ateliers : les précautions à prendre lors de l’introduction d’animaux dans le troupeau, pour ne pas introduire aussi des maladies (piétin, gale, maladies abortives…) et la limitation des stress, qui affaiblissent le système immunitaire.