Mieux défendre les indications géographiques
81 % des appellations d’origine protégée (AOP) laitières françaises ont déjà été confrontées à des cas d’usurpation. Lors de l’assemblée générale du Conseil national des appellations d’origine laitières (Cnaol), le 29 septembre dernier, les acteurs des filières fromagères se sont interrogés sur la protection des indications géographiques protégées (IGP) laitières françaises en France, en Europe et dans le monde. Robert Glandières a partagé son expérience pour l’AOP roquefort qui, avec un volume de 16 800 tonnes, est le deuxième plus grosse AOP fromagère française après le comté. Pour lui, il est important de protéger les IGP qui sont " des garantes de qualités et de savoir-faire". Pour ce dernier, " la propriété d’un nom appartient à l’ensemble des acteurs de la filière d’une AOP", mais cette notion n’est pas forcément vue de la même manière à l’étranger. La protection des IGP à l’étranger peut donc s’avérer difficile pour les organismes de contrôles. Il faut souvent en passer par des accords signés entre la France et un autre pays pour faire reconnaître les IGP dans cet autre pays et ainsi garantir sa protection. Parmi les autres fromages AOP au lait de brebis, l’Ossau-Iraty a gagné 26 % en volume en dix ans pour atteindre plus de 4 000 tonnes en 2015. Dans le même temps, le brocciu corse perdait 30 % de volume avec 380 tonnes en 2015.