France Importante remontée du cours de l’agneau FLECHE NORD EST
Après une baisse saisonnière particulièrement marquée après Pâques, le cours de l’agneau lourd français est fortement reparti à la hausse cet été, malgré le manque de consommation et la dévalorisation du prix du cinquième quartier, face à la soudaine pénurie en agneaux français. D'après les remontées des opérateurs, il semblerait en effet qu’après des sorties dynamiques sur les sept premiers mois de 2016, les disponibilités en agneaux français aient chuté à partir du mois d’août. À 6,45 €/kg de carcasse début septembre, le prix moyen pondéré des régions calculé par FranceAgriMer était ainsi supérieur de 28 centimes à sa valeur de 2015 (+ 5 %) et de 30 centimes à celle de 2014 (+ 5 %).
Royaume-Uni La dépréciation de la livre soutient la cotation FLECHE NORD EST
La forte dévaluation de la livre sterling par rapport à l’euro (-13 % en un an au 6 septembre 2016), liée au référendum en faveur du Brexit, tire la cotation de l’agneau à la hausse au Royaume-Uni, en monnaie nationale. Alors qu’à 4,74 €/kg de carcasse début septembre, il était supérieur de 5 % à son niveau de 2015 (+24 centimes), le cours de l’agneau lourd britannique a grimpé de 22 % en livres, à 4,05 £/kg de carcasse (+74 cents). Cette évolution du taux de change profite ainsi directement aux éleveurs britanniques en limitant fortement la baisse saisonnière des cours, habituelle en cette période de hausse des abattages.
Brexit Quels enjeux pour la filière ovine ?
À court terme, la dépréciation de la livre sterling par rapport à l’euro (-10 % depuis le 23 juin) devrait soutenir les cours de l’agneau au Royaume-Uni tout en dopant la compétitivité de la viande ovine britannique sur le marché européen, alors même que les éleveurs britanniques vont continuer de toucher des aides PAC en euros (et donc revalorisées en livres !), pour encore au moins deux ans. À plus long terme, d’autres points de vigilance sont à considérer. Que vont devenir les subventions actuellement versées par la PAC aux agriculteurs britanniques ? Et sachant que le Royaume-Uni est un débouché commercial majeur pour l’Union européenne, comment seront encadrés les échanges après la sortie du Royaume-Uni du marché unique ? Enfin, que vont devenir les contingents européens d’importations de viande ovine à droit de douane nuls depuis les pays tiers (aujourd’hui largement utilisés par le Royaume-Uni) ?