Le Grand Ouest mise sur les protéines végétales
Dopé par le Plan Protéines, le Grand Ouest s’organise pour répondre aux attentes en protéines végétales pour l’alimentation humaine. Deux projets complémentaires viennent d’être mis en place.
Dopé par le Plan Protéines, le Grand Ouest s’organise pour répondre aux attentes en protéines végétales pour l’alimentation humaine. Deux projets complémentaires viennent d’être mis en place.

Le Grand Ouest compte 40 500 ha de légumineuses à graines, avec une forte orientation en alimentation animale. Mais la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire veulent aussi se positionner sur le marché de l’alimentation humaine.
Créée en mai 2020 par les trois chambres d’agriculture, l’association Leggo (Légumineuses à Graines du Grand Ouest) vise à fédérer les acteurs autour des protéines végétales pour l’alimentation humaine. « Le marché est en forte croissance, note Bernadette Loisel, de la Chambre d’agriculture de Bretagne. La croissance profite surtout à l’import. Une enquête a montré qu’il y a de fortes attentes pour l’origine France. L’objectif est de mieux connaître les besoins des transformateurs et distributeurs pour développer une filière légumineuses à graines dans le Grand Ouest ».
Labellisé par Vegepolys et Valorial, Leggo regroupe 27 adhérents de 5 collèges : producteurs, organismes de collecte (Cerafel, Eureden, Noriap, Jardins de Normandie, Cavac…), transformateurs (Valorex, Alfalfa, Inveja…), distributeurs (Le Saint, 5 enseignes GMS) et restaurateurs (Sodexo). L’objectif est de regrouper 50 acteurs d’ici 2 ans, de créer une identité régionale et de mettre en culture 10 000 ha de lentilles, féveroles, pois, haricots, lupins… en conventionnel et en bio.
Un projet similaire Valorex/Inrae
Un autre projet est Leg’alim, initié par Valorex Food, activité alimentation humaine de Valorex, en lien avec l’Inrae. « Valorex est spécialisée dans la mise en place de filières végétales et le traitement des protéagineux, jusqu’ici pour l’alimentation animale, explique Guillaume Chesneau, directeur R&D de Valorex. Nous voulons valoriser nos savoir-faire en alimentation humaine par le développement d’ingrédients pour l’agroalimentaire et la RHD ».
Le projet vise à mieux connaître les procédés et les bénéfices nutritionnels et fonctionnels des protéagineux, pour proposer des ingrédients répondant aux attentes des industriels et de la société. Un partenariat est établi avec Eureden pour la production des graines. Mené sur 3 ans, Leg’Alim prévoit 1 M€ de budget et a reçu le soutien de la région Bretagne pour 493 000 €.