Police de l’environnement : pourquoi Darmanin veut la rattacher au ministère de l’Intérieur ?
Au salon de l’agriculture, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a proposé de rattacher la police de l’environnement au ministère de l’intérieur, dans une interview chez RTL le 27 février.
Au salon de l’agriculture, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a proposé de rattacher la police de l’environnement au ministère de l’intérieur, dans une interview chez RTL le 27 février.

Faire de la police de l’environnement une « gendarmerie verte » ?
« La police de l'environnement serait mieux chez les gendarmes ». Dans une interview donnée la radio RTL le 27 février depuis le salon de l’agriculture, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a proposé de rattacher la police de l’environnement au ministère de l’Intérieur, comme relayé par nos collègues d’Agra Presse. Le Garde des Sceaux soutient l’idée d’une « gendarmerie verte », car les gendarmes, « ont l'habitude du monde rural, et du monde agricole ».
"Les agriculteurs qui auraient l’habitude de travailler avec eux seraient plus compréhensifs"
« Les agriculteurs, qui auraient l’habitude de travailler avec eux, seraient plus compréhensifs », justifie Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice précise que « ce n’est pas la position du gouvernement », mais « une proposition personnelle », qu’il avait déjà faite en tant que ministre de l’Intérieur. Jusqu’ici, la police de l’environnement est assurée par l’Office français de la biodiversité (OFB), placé sous la double tutelle des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture.
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Gérald Darmanin en désaccord avec l’idée de dissoudre l’OFB
Le Garde des Sceaux a fait cette proposition en réagissant à l’idée de dissoudre l’OFB, comme proposé récemment par Laurent Wauquiez. Ce à quoi Gérald Darmanin s’est dit en désaccord. « Il faut qu’il y ait une police de l’environnement, la question c’est comment doit fonctionner cette police de l’environnement », affirme-t-il. Le ministre a aussi annoncé qu’une « convention » pour simplifier le fonctionnement des contrôles devrait être réalisée « à partir du mois prochain » avec « l’ensemble des forces de l’ordre et de l’OFB ». En pratique, le ministre de la Justice propose « qu’on auditionne l’agriculteur dans sa ferme », au lieu de le faire venir à la gendarmerie ou au commissariat.« On fera gagner du temps à tout le monde, et ce sera plus respectueux de l’agriculteur », soutient Gérald Darmanin.
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