Mal-être en agriculture : différentes pistes pour lutter contre les risques psychosociaux
Le rapport non finalisé de la Commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap) proposant des pistes pour améliorer la prise en charge des troubles psychosociaux au travail dans l’agriculture a été mis en ligne par la chaire internationale des études comparées de la santé au travail (CIECST).
Le rapport non finalisé de la Commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap) proposant des pistes pour améliorer la prise en charge des troubles psychosociaux au travail dans l’agriculture a été mis en ligne par la chaire internationale des études comparées de la santé au travail (CIECST).

« Les troubles psychosociaux dans l’agriculture existent et sont une réalité qui gagnerait encore à être mieux connue, d’une part, parce que les enquêtes ne permettent pas d’approcher et d’objectiver cette réalité. Cette objectivation et ces connaissances passent par une meilleure visibilité dans les grandes enquêtes, rendre visible ce qui ne l’est pas », estime un rapport non finalisé de la Commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture. « D’autre part, parce que la sous-déclaration entraine une absence de reconnaissance et de réparation », poursuit le rapport.
Parmi 34 recommandations détaillées, il préconise donc de mieux connaître la situation des salariés et non-salariés agricoles en leur créant un « questionnaire élargi » dans les enquêtes nationales sur les conditions de travail.
« Affiner les indicateurs spécifiques de la santé mentale »
Le rapport recommande par ailleurs d’améliorer la « surveillance » des troubles, d’« affiner » des indicateurs spécifiques de la santé mentale, et de développer davantage les « interactions » entre « les acteurs de la santé et de la sécurité au travail et les régimes assurantiels ».
Il propose aussi de clarifier les critères de reconnaissance d’incapacité permanente partielle (IPP) en matière de pathologie psychique, qui donne droit à réparation. Et, il met en avant l’idée d’aligner le taux minimum d’IPP requis pour les exploitants sur celui des salariés, soit 25 % d’IPP (au lieu de 30 %). En outre, le rapport préconise d’améliorer la prise en charge économique des exploitants pour leur donner le temps de « consolider leur état de santé » après une maladie ou un accident. Enfin, il propose plusieurs pistes pour améliorer la prévention des risques psychosociaux, notamment chez les non-salariés agricoles.
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