Glyphosate : la contestation prend de l’ampleur contre la réautorisation de l’herbicide dans l’Union européenne
Le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, Foodwatch, France Parkinson et l’UFC-Que Choisir ont déposé le 25 mars une demande d’intervention auprès du tribunal de l’Union européenne pour rejoindre la procédure contre la réautorisation du glyphosate. Pour les associations, la Commission européenne « n’a pas respecté le principe de précaution » lors du renouvellement de l’herbicide en 2023.
Le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, Foodwatch, France Parkinson et l’UFC-Que Choisir ont déposé le 25 mars une demande d’intervention auprès du tribunal de l’Union européenne pour rejoindre la procédure contre la réautorisation du glyphosate. Pour les associations, la Commission européenne « n’a pas respecté le principe de précaution » lors du renouvellement de l’herbicide en 2023.

La décision fin 2023 de reconduire pour dix ans l’autorisation du glyphosate par la Commission européenne continue d’être contestée. Le 25 mars 2025, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, Foodwatch, France Parkinson et l’UFC-Que Choisir annoncent avoir déposé une demande d’intervention auprès du tribunal de l’Union européenne (UE) pour rejoindre la procédure contre la réautorisation de l’herbicide. Celle-ci avait été initiée par l’ONG Pesticide Action Network (PAN) Europe et cinq de ses membres, dont l’association Générations Futures. Les organisations avaient annoncé en décembre 2024 saisir la Cour de justice de l’UE (CJUE), après que la Commission européenne a refusé en juin 2024 de réexaminer la réapprobation du glyphosate.
Trois associations françaises (le Criigen, l’association des maires anti-pesticides et l’association Agir pour l’environnement), portées par l’ex-ministre de l’Environnement Corinne Lepage, avaient par ailleurs aussi déposé un recours auprès de la CJUE en août 2024.
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« La Commission n’a pas respecté le principe de précaution »
Par leur demande d’intervention du 25 mars, les quatre associations françaises affirment vouloir « venir en soutien » à la procédure de PAN Europe, dans un communiqué du 2 avril. « La Commission n’a pas respecté le principe de précaution ancré dans le droit européen », soutiennent-elles. Les organisations soulignent que le glyphosate a été classé comme « cancérogène probable » pour l’homme depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Et dénoncent une évaluation des risques qui aurait « largement ignoré une grande partie des études scientifiques indépendantes au profit de travaux financés par l’industrie ». Contacté par Réussir.fr, Foodwatch espère rejoindre « au plus vite » la procédure de PAN Europe, et vise le mois de juin 2025.
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