Rassurer les consommateurs
La dernière journée SC2A a précédé de peu l’annonce de la fin de d’épizootie de grippe aviaire. Cela tombe bien puisque la biosécurité était au centre des interventions.

« De l’eau à la bouche ». C’est autour de cet alléchant sujet que Thierry Pannetier avait décidé de concentrer sa huitième journée thématique du 4 mai dernier sur l’importance d’une exploitation avicole bien tenue pour satisfaire un consommateur de plus en plus exigeant.
Des règles simples
« On peut définir la biosécurité par tous les moyens qui visent à prévenir la contamination des animaux », résume, en substance Arnaud Ballot, de MC Vet Conseil Pour cela, il est indispensable de renforcer les animaux et baisser le niveau de pression sanitaire. Oui, mais comment ? « La biosécurité commence par dégager les abords du bâtiment pour limiter la propagation des nuisibles, éviter la circulation en voiture et la divagation des personnes et protéger le stock en paille ». Cela passe aussi par la gestion des intervenants extérieurs qui doivent respecter certains préceptes de base comme se laver les mains et utiliser une tenue à usage unique, surtout lorsque l’on sait que 90 % des germes passent par les chaussures. Les mesures de sécurité doivent aussi et surtout être respectées par les équipes d’enlèvements qui passent d’un élevage à l’autre en transportant des animaux morts. « L’enlèvement doit, dans la mesure du possible, se faire loin des bâtiments », note le technicien. Le bâtiment en lui-même doit être doté d’un sas où la zone propre sera bien délimitée d’une zone dite « sale ». Une zone propre avec un lavabo, un essuie-main, une poubelle et un porte-manteau. Pour condenser ses conseils, Arnaud Ballot explique qu’« termes de biosécurité, il faut des règles simples qu’il convient de respecter sept jours sur sept et 24 heures sur 24 ainsi que des installations pratiques et ergonomiques ».
Les pododermites
Des mesures de biosécurité simples qui peuvent éviter bien des désagréments comme l’apparition de pododermites. « Ces petites lésions qui apparaissent sous les pattes des volailles qui peuvent aller de la décoloration simple à la nécrose », selon la description de Valentin Theneau, de la société Hendrix genetics Turkeys France. Cette affection concerne « toutes les volailles et tous les systèmes de reproduction » et qui « peut avoir des conséquences économiques réelles ». S’il n’est pas possible de dégager de causes bien définie : « Le management des animaux, du matériel, les types de litières, l’entretien, la densité de l’élevage ou encore le rôle de la génétique ».
Répondre aux attentes sociétales
Toutes ces précisions sont utiles pour le bien-être de l’élevage, celui des animaux mais aussi celui des consommateurs. « Nous choisissons et utilisons des produits bio qui ne laissent pas de résidus. L’idée est aussi de rassurer les consommateurs et de répondre aux attentes sociétales ».
Grippe aviaire : fin de l’épizootie
Par un arrêté du 4 mai 2017, le niveau de risque au regard de l’Influenza aviaire hautement pathogène est à nouveau qualifié de « négligeable » en France.
La révision du niveau de risque fait suite à l’évolution favorable de la maladie chez les oiseaux sauvages et dans les élevages.
Il en résulte que la suspension des mesures de restriction déjà prévue par le niveau de risque « modéré » est étendue à l’ensemble du territoire national, y compris les zones à risque écologique particulier (commune de Gannay-sur-Loire dans l’Allier).
Ainsi, l’obligation de confiner les volailles et autres oiseaux captifs est levée sur tout le territoire sans exception. De la même manière, les rassemblements d’oiseaux, le transport et l’utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau, le transport et le lâcher de gibier à plumes ainsi que les concours de pigeons voyageurs sont à nouveau possibles sur l’ensemble du territoire.
Enfin, malgré le niveau de risque « négligeable », certaines mesures de surveillance sur les oiseaux sauvages sont maintenues sur l’ensemble du territoire. Ainsi, en cas de découverte d’oiseaux morts sur le territoire d’une commune du département, il convient d’informer immédiatement les services de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (Tél. : 04 70 48 06 04 ; mail : sd03@oncfs.gouv.fr) ou la fédération départementale des chasseurs (Tel: 04 70 34 10 00).
Une page spécialement dédiée est consultable sur le site internet de la préfecture : www.allier.gouv.fr