Pas une ride pour le GDS Allier qui a fêté ses 70 ans
Sanitaire : véritable temps fort annuel, l’assemblée générale du GDS Allier avait une saveur particulière cette année puisque l’association fêtait ses 70 ans d’existence.
Sanitaire : véritable temps fort annuel, l’assemblée générale du GDS Allier avait une saveur particulière cette année puisque l’association fêtait ses 70 ans d’existence.





L’assemblée générale du GDS (Groupement de Défense Sanitaire) s’est tenue le 20 mars à Neuvy. À cette occasion, une table ronde sur les maladies vectorielles a permis de répondre à de nombreuses interrogations.
C’est en présence notamment de Deborah Infante-Lavergne (directrice-adjointe DDETSPP), Caroline Pagneux (directrice du laboratoire EUROFINS Cœur de France), Christophe Jardoux (président de la Chambre d’agriculture de l’Allier), Hervé Garioud (président du GDS AuRA), Jean-Yves Thiercy (vice-président du GDS), Christophe Protat (trésorier du GDS) et Jean Laurent (Conseiller départemental en charge de l’agriculture), que Richard Moine, président du GDS Allier, a ouvert la séance. La parole était ensuite donnée à Vincent Spony, chef du service santé et protection des animaux à la DDCSPP, qui a effectué un point sur la situation sanitaire sur le territoire. Il a notamment évoqué la grippe aviaire, la peste porcine, mais surtout la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) et la Maladie Hémorragique Épizootique (MHE), qui sont malheureusement toujours au cœur des préoccupations des éleveurs. Depuis septembre 2024, plus de dix mille cas de FCO sérotype 3 ont été répertoriés sur le territoire national, dont deux dans le département de l’Allier. Les chiffres se montrent plus inquiétants pour le sérotype 8, avec 16 320 foyers, dont 522 dans l’Allier.
Face à ce constat, la vaccination semble le meilleur moyen d’enrayer les maladies. « Malgré les multiples précautions, nous craignons que l’immunité ne s’installe pas comme nous le souhaiterions », a précisé Vincent Spony.
Des propos étayés par Franck Doriat, chef du service élevage et identification de la Chambre d’agriculture de l’Allier, qui a dressé un bilan sur l’évolution de la mortalité dans le département. Par rapport à 2023, c’est un déficit de 500 vaches qui a été observé, engendrant également une perte de près de 400 veaux, tandis que sur la campagne de vêlage actuelle (août à janvier), les chiffres font état d’une baisse de 8 000 naissances.
Même si les maladies vectorielles ne sont pas la cause de tous ces maux, Richard Moine tenait à rappeler que tous les éleveurs étaient tenus de se déclarer foyer en cas de suspicion de maladie auprès des services de l’État, afin de pouvoir bénéficier de potentielles aides, mais également dans le but de contribuer à la veille sanitaire collective.
Le GDS est présent sur tous les fronts
Car dans ce marasme ambiant, les missions et les enjeux du GDS sont nombreux afin de guider et conseiller les éleveurs dans les domaines de la santé animale, de l’hygiène et de la qualité sanitaire. Conduire des programmes d’assainissement sanitaire, accompagner les services vétérinaires, former et informer, soutenir les éleveurs dans le bien-être des animaux et la biosécurité de leur élevage fait également partie intégrante du travail quotidien de toute l’équipe du GDS Allier. La récente création d’une section "Équidés" prouve d’ailleurs la diversité de l’association, qui a fait ses preuves au cours de ces soixante-dix dernières années.
Les GDS doivent être soutenus
Face à tous ces enjeux, les GDS ne doivent en aucun cas être affaiblis, mais renforcés. Et cela passe par des engagements politiques concrets, comme un soutien financier dans le temps pour assurer leur bon fonctionnement, qui repose sur une double contribution, à la fois des éleveurs et des pouvoirs publics. Une reconnaissance institutionnelle renforcée pour que les GDS soient pleinement intégrés dans la gouvernance sanitaire et associés aux décisions stratégiques, ainsi que des moyens adaptés aux nouveaux défis, notamment un investissement accru dans la surveillance, la recherche et l’innovation sanitaire, semblent également indispensables.
Avant de procéder aux votes des résolutions de l'année et des nouveaux administrateurs, Christophe Protat, trésorier du GDS, a présenté les comptes de l’exercice 2024, le prévisionnel et les cotisations 2025, faisant également un point sur la filiale FARAGO. Concernant le résultat des scrutins, les administrateurs élus sont Christelle Coutré, Jérôme Dafit, Geoffrey Rivaux et Frédéric Taillon.
En clôture de l’assemblée, des remerciements et des présents ont été adressés aux anciens éleveurs élus, ainsi qu’aux différents partenaires historiques du GDS.