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Mouton : une installation à bon compte

Sans origines agricoles mais avec ses moutons, Nicolas Jeanthon a pu s’installer à moindre coût à Clécy dans le Calvados. Se revendiquant être un éleveur comme les autres, il a des projets et souhaite notamment développer la transformation laitière.

Pour se renouveler, la filière ovine doit installer 10 000 jeunes en dix ans.
Pour se renouveler, la filière ovine doit installer 10 000 jeunes en dix ans.
© Vincent Motin

Sa grande passion, c’est le mouton. Nicolas Jeanthon, 31 ans, y a pris goût presque par hasard. « Il y a quelques années, des éleveurs se sont installés près de chez moi, à Pont-d’Ouilly. J’avais 16 ans. Je me suis mis à les fréquenter. J’ai débuté avec la tonte », explique le jeune agriculteur. Dans son secteur, une ferme est en vente. À 22 ans, il rachète l’exploitation. Avec un BEP agricole, il peine à convaincre les banques. Trois cents brebis ne suffisent pas pour faire vivre un éleveur. Nicolas mise alors sur la pluriactivité. À l’époque, le secteur ovin ne s’avère pas spécialement porteur. « Aujourd’hui, l’élevage ovin bénéficie d’une meilleure image. Je dois faire vivre ma famille. Les prix sont plus ou moins stables. Nous sentons moins les répercussions de la crise. Dans le grand ouest, notre production reste méconnue. » L’animal a pourtant ses avantages : « Il s’adapte très bien au relief vallonné de la Suisse-Normande. Il se manie bien. Il est agréable, sympa et ne nécessite pas une force physique importante. C’est bien moins dangereux que les vaches », estime Nicolas Jeanthon. L’intérêt est également financier. L’éleveur a pu s’installer avec un budget de 110 000 euros pour 300 brebis sur 45 hectares. L’activité ne suffit pas à le faire vivre à temps plein. Six cents brebis en production de viande sont nécessaires pour un homme. Nicolas Jeanthon a développé une seconde activité. Il s’est lancé dans le parage des bovins en plus de la tonte des moutons. « J’ai fait une formation. Je connaissais des pédicures qui m’ont bien aidé au démarrage ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 3 mars 2016, numéro 1349

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