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BETTERAVES
La campagne devrait s’étirer jusqu’à début janvier

Au 25 octobre, la moitié des betteraves ont été arrachées en Auvergne. Si les premières moyennes, en termes de rendements et de richesse sont plutôt décevantes, l’arrière campagne devrait fournir de meilleurs résultats.

L’arrachage des betteraves a démarré autour du 15 septembre.
L’arrachage des betteraves a démarré autour du 15 septembre.
© Sophie Giraud-Chatenet

Dans les terres noires de Limagne et dans celles du Val d’Allier, les récoltes de betteraves ont débuté autour du 15 septembre. Un mois et demi plus tard, près de la moitié des 4 983 ha de betteraves ont été récoltées. Fort d’une météo plutôt favorable, à l’exception d’un épisode pluvieux autour du 4 octobre, les arrachages sont plutôt réguliers. Les premières moyennes sont plutôt décevantes avec au 25 octobre, un rendement à 16 de 75,1 t/ha, un rendement racine de 67,2 t/ha et une richesse à 17,5°. «Cette semaine, on a assisté à une reprise lente et régulière de la richesse et des rendements. L’arrière campagne nous apportera probablement des satisfactions», explique Pierre Pelloux, technicien du syndicat betteravier des Limagnes.

Le climat, à la fois humide et doux, combiné à des feuillages sains, devrait permettre de gagner en richesse et en rendement. Au niveau de la tare totale, la moyenne se situe actuellement autour de 20,15%.

L’atout du déterreur

Le recours au déterreur, opérationnel sur les secteurs sud et sud-est de la Limagne, soit sur un tiers des surfaces, a d’ores et déjà démontré son efficacité. Avec déterreur, la tare terre se situe à 17,6 %, et sans, elle monte à 21,25%. «Au cours de la campagne, l’efficacité devrait se renforcer», estime Pierre Pelloux. A noter, qu’en matière de parasitisme, certaines parcelles ont subi, cette année, l’attaque inédite du charançon et de la teigne.

Du côté de l’usine, la cadence est montée progressivement. Certaines journées, 4 400 tonnes de betteraves ont été traitées par jour. La semaine dernière, un petit souci de filtration a freiné la cadence, qui a depuis retrouvé un rythme de croisière autour de 3000 - 3200 tonnes par jour. Dans un souci d’optimiser l’extraction du sucre, la campagne risque de s’allonger jusqu’à début janvier.

Par ailleurs, le syndicat betteravier des Limagnes est présent au centre de réception de l’usine (section de Bourdon de Cristal Union), pour contrôler les opérations de décolletage et de lavage tel que le prévoit l’accord interprofessionnel. «Les planteurs sont les bienvenus pour apprécier la qualité de leur livraison», explique le technicien du syndicat.

Opération bâchage

Le syndicat betteravier des Limagnes rappelle à ses adhérents que l’allongement de la campagne nécessitera d’être vigilant face au froid. Dans ce cadre, des consignes de bâchage pourront être données. Cette année, le bâchage par une entreprise d’insertion (PARQ) est à l’étude. Le coût sera refacturé aux planteurs.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à contacter Pierre Pelloux au 06.87.94.25.33.

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