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FDSEA
« Je pense que nous avons un peu notre destin en main… »

Maurice Imbert délégué cantonal FDSEA sur le secteur de Loudes souhaite passer la main. Les candidats ne sont pas faciles à trouver mais il continue à chercher.

Maurice Imbert délégué cantonal de Loudes souhaite passer le relais.
Maurice Imbert délégué cantonal de Loudes souhaite passer le relais.
© © DR

Délégué cantonal FDSEA sur le secteur de Loudes, vous souhaitez, en cette année élective, passer la main. Avez-vous trouvé un successeur ?
 

Maurice Imbert :  Oui, je veux passer la main. J’ai commencé à chercher un successeur, mais ce n’est pas facile. J’ai essuyé quelques refus, mais je continue à chercher. Peut-être sur le secteur de St Privat d’Allier, car c’est bien d’alterner entre les deux syndicats locaux de Loudes et St Privat.
 

Qu’est-ce qui, selon vous, freine les agricultrices et agriculteurs à prendre des responsabilités syndicales ?


M.I. : En premier lieu, je pense que c’est la charge de travail sur les exploitations, le manque de main d’œuvre. Le métier a changé. On a de moins en moins d’exploitations familiales, les conjoints(tes) travaillent souvent à l’extérieur, et les agriculteurs comme les autres, souhaitent préserver leurs week-ends pour leur famille et leurs amis. C’est tout à fait normal, mais il manque donc du temps pour s’engager dans la vie professionnelle. Pour eux, le travail n’est pas la priorité numéro 1… 


Mais vous, qu’est-ce qui vous a motivé à entrer dans le syndicalisme ?


M.I. : Ça fait 35 ans que je suis dans le syndicalisme, et quelques 25 ans plus actif au sein du Conseil d’administration de la FDSEA et du Bureau. Ma première motivation, c’était de rompre l’isolement. Mon parcellaire est tout autour du siège de mon exploitation, j’élève des porcs, une production peu répandue en Haute-Loire, je ne fais pas d’ensilage… j’avais donc peu d’occasions de rencontrer mes voisins agriculteurs et d’échanger avec eux. Je devais donc aller chercher ce contact, j’en avais besoin pour ne pas m’isoler. C’est comme ça que j’ai poussé la porte du syndicalisme et que je me suis investi de plus en plus au fil du temps.
 

Pour vous, quel est le rôle du délégué cantonal ?


M.I. : Le délégué cantonal est un maillon du réseau FNSEA entre le département (FDSEA) et le syndicat local et son président. Nous devons faire circuler l’information, porter la parole du syndicat local, les attentes et les inquiétudes du terrain, mais aussi faire redescendre les informations. Aujourd’hui, ce rôle est moins important car les agriculteurs ont l’info par d’autres canaux et souvent, quand ils ont un problème ou une question, ils appellent directement au Puy. Néanmoins, la proximité du délégué cantonal avec les présidents de syndicats (Richard Tholence et Jean-Michel Besqueut pour mon canton) et les adhérents FDSEA est un atout important pour faire remonter les spécificités locales.
Le délégué cantonal est aussi le porte-parole, le référent des agriculteurs et agricultrices de son secteur, auprès des collectivités (mairie, communautés de communes) et de l’administration. Je ne dirai pas que c’est une fierté, mais c’est quand même valorisant.
Adhérer à la FDSEA, et prendre des responsabilités, c’est s’engager pour défendre notre métier. Car si nous ne le faisons pas, personne ne le fera. Je pense que nous avons un peu notre destin en main…
 

Quel est votre bilan après toutes ces années au poste de délégué cantonal ?


M.I. : Pour moi, cet engagement a été très enrichissant. Quand on est au cœur des dossiers, qu’on entend divers avis qui nous poussent à réfléchir et à élargir notre réflexion, on s’enrichit. Pour ma part, je sais que je n’aurais pas évolué comme cela si j’étais resté chez moi, dans mon monde.
Mais aujourd’hui, je suis en pré-retraite… je pensais partir cette année, mais je dois continuer mon activité encore 2 ans. Petit à petit, je diminue mon activité et je me lance dans d’autres projets. J’estime donc, que bientôt, je n’aurai plus la légitimité pour représenter mes collègues agriculteurs, car je serai éloigné des problématiques de l’agriculture. Et puis, il faut laisser la place aux jeunes.

 

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