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Action syndicale
JA et FDSEA claquent la porte de la CDOA

Lors de la dernière CDOA, mercredi 21 octobre, les représentants JA et FDSEA de Haute-Loire, ont exprimé
leur mécontentement et demandent une révision de la politique d'installation.

Fille et poulet
La profession demande une étude de marchés pour pouvoir mesurer la faisabilité de certains projets présentés en CDOA.
© Adobe stock

" On va monter un dossier d'installation avec DJA pour un élevage de chameaux avec transformation et vente directe et le présenter à la CDOA, ça devrait passer si on entre dans les cases administratives… " lance Laurine Rousset Présidente des Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire, ce mercredi 21 octobre après avoir, avec les représentants des syndicats majoritaires JA, FDSEA et Chambre d’Agriculture quitté la salle de la section “structures et économie des exploitations“  de la CDOA. A l'instar de la jeune agricultrice, les responsables professionnels veulent dénoncer un fonctionnement qui occulte la position et les avis du syndicalisme alors même qu'il siège dans cette commission.
Ainsi, après que la dernière CDOA (commission départementale d'orientation de l'agriculture) ait donné un avis défavorable sur un dossier d'installation, la Région est passée outre cet avis et a validé le dossier avec à la clé la DJA (Dotation Jeune Agriculteur). C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Après avoir, comme à l'accoutumée, fait un tour d'actualités (Plan de relance, paiements des aides PAC à partir du 16 octobre…), et avant de passer à l'étude des dossiers de porteurs de projets, Laurine a pris la parole pour exposer le mécontentement de la profession. " Depuis plusieurs mois, on a l'impression de ne pas être écoutés. Nous siégeons à la CDOA pour donner un avis de professionnel, pour alerter… et au final cela ne sert à rien, c'est l'État qui tranche et visiblement, il n'en a rien à faire de notre avis. Alors à quoi ça sert d'être présents si c'est pour parler dans le vide ? Autant partir, ne plus participer. C'est ce que nous avons fait sans toutefois pénaliser les dossiers d’installation qui ont été étudiés ". Attention, la responsable JA précise, que " cette action syndicale n'est pas dirigée contre la DDT de Haute-Loire, mais bien contre le fonctionnement réglementaire de la CDOA ".
NON à la politique du chiffre
Pour entrer dans le détail, la profession dénonce une " politique du chiffre ". Cela peut paraître paradoxal car le syndicalisme, et en particulier JA, souhaite installer des jeunes en agriculture car il y a des places à prendre. Mais pourtant, et Laurine insiste, " on ne peut pas installer n'importe comment. Il faut que les projets soient viables, vivables et pérennes ". Et d'ajouter, «on ne peut pas distribuer de l’argent public (DJA de l’ordre de 50 000 euros par dossier) pour des projets qui ne sont pas cohérents en terme économique, sur un plan technique ou en adéquation avec le marché».  Pour exemple, les responsables s’interrogent sur l’arrivée en commission de plusieurs projets pour la production et vente d'œufs en circuit court. " Nous ne doutons pas que le marché soit là mais aucune étude de marché n’est envisagée. Le commerce c’est aussi l’offre et la demande et nous ne sommes pas sûrs que sur certains secteurs, la demande dans notre département soit à la hauteur de l’offre surtout pour un produit périssable. Le trop est l’ennemi du bien ! "
Il n’y a pas si longtemps pour installer un jeune agriculteur avec DJA en équin par exemple, une étude de marché permettait de maîtriser les installations ; autrement dit, s’il existait déjà ce type de structure sur un secteur on n’installait pas un nouveau projet si le bassin de population ne le permettait pas ! Ce n’est plus le cas maintenant. Pour un dossier d’installation avec DJA, si sur le plan administratif toutes les cases sont cochées, le dossier est validé…
À JA et à la FDSEA, on dit stop. " On ne veut pas installer pour installer. On ne veut pas installer des jeunes et les envoyer au casse-pipe, gaspiller de l’argent public. La DJA n’est pas une aide sociale ". Leur demande est simple. Ils attendent des instances qui tranchent, un regard avisé sur tous les dossiers, avec des chiffres cohérents et en adéquation avec la réalité. Plus largement, ils demandent une refonte de la politique d'installation …

 

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