Chambre d'agriculture : un budget contrarié par la baisse des dotations et le poids des incertitudes
La dernière session de la chambre d’agriculture du Cantal était largement consacrée au budget 2016, dont le prévisionnel fait apparaître un déficit de près de 159 000 euros.

Le budget initial 2016 de la Chambre d’agriculture, présenté vendredi en session, n’a pas apporté d’embellie par rapport aux inquiétudes formulées dès cette année. Ici comme ailleurs, les perspectives sur le plan budgétaire n’ont ainsi rien de réjouissant. Le directeur de l’établissement consulaire, David Noyer, a présenté un résultat prévisionnel en section de fonctionnement déficitaire de près de 159 000 euros. Car bien que les charges soient contenues, les dotations sont en baisse et “de nombreuses incertitudes pèsent sur les financements publics européens et d’État, mais aussi départementaux, ainsi que sur les fonds de péréquation”, souligne David Noyer(1). Il précise en outre qu’il est trop tôt pour mesurer l’impact d’une mutualisation régionale à douze départements (voir ci-dessous). Pour autant, l’équilibre demeure un objectif qui ne pourra être tenu que grâce à la mise en place du projet 2014 relatif à un développement des prestations (dont le tarif augmentera de 2 %). “À condition que les agriculteurs y trouvent de l’intérêt et si parallèlement on veille à augmenter la productivité de travail, donc optimiser les charges de fonctionnement”, précise le directeur. Patrick Escure promet en outre d’être attentif aux annonces faites par le président de la République (après la manifestation du 3 septembre) non pas d’une année blanche, mais bel et bien de l’abandon pur et simple de l’idée d’une baisse de 2 % de l’impôt sur le foncier non-bâti perçu, durant trois ans consécutifs. Une bouffée d’oxygène de plus de 120 000 €...
Réduction budgétaire
Comme dans chaque département, l’accompagnement du Conseil départemental est également en berne et son avenir dépendra des compétences qui seront attribuées aux collectivités. Quoi qu’il en soit, la chambre d’agriculture du Cantal reste prudente et poursuit ses efforts avec notamment une petite réduction de la masse salariale (qui passe de 90,6 à 90,2 équivalents temps plein) et des travaux prévus sur le bâtiment d’Aurillac qui seront étalés dans le temps (288 000 € pour la performance énergétique et l’isolation sur les 682 000 € initialement prévus).
(1) Seules les enveloppes allouées par le Conseil régional et l’Agence de l’eau sont en augmentation.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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