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[Salon de l’agriculture] Le Président Macron a compris les craintes de la filière vitivinicole

A l’occasion du Salon de l’Agriculture, le Président de la République s’est rendu au pavillon des vins pour y rencontrer la filière. Selon les professionnels, Emmanuel Macron a une vraie conscience des problèmes actuels mais doit aller plus vite sur les dossiers.

Joël Forgeau (Vin & Société), Bernard Angelras (IFV), Bernard Farges (Cnoac), Jean-Marie Barillère (Cniv) et Jérôme Despey (CS vin FranceAgriMer), lors de la conférence de presse au pavillon des vins à l'occasion du Salon de l'agriculture.
Joël Forgeau (Vin & Société), Bernard Angelras (IFV), Bernard Farges (Cnoac), Jean-Marie Barillère (Cniv) et Jérôme Despey (CS vin FranceAgriMer), lors de la conférence de presse au pavillon des vins à l'occasion du Salon de l'agriculture.
© X. Delbecque

Impossible pour Emmanuel Macron de passer par le pavillon des vins sans aborder le dossier de la fameuse taxe « Trump », tant la situation économique inquiète la filière vitivinicole. « Dans un contexte déjà morose, la taxe américaine sur les vins est la goutte qui fait déborder le vase, plante Jean-Marie Barillère, président du Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique (Cniv). Ces 25 %, certains pensent que c’est peanuts, mais en réalité c’est énorme ! » Une situation qui irrite d’autant plus la filière qu’elle découle d’un conflit, celui de Boeing et Airbus, sur lequel elle n’a aucune emprise. Le Président a montré, selon Jean-Marie Barillère une vraie connaissance et compréhension du sujet, « mais n’a pas donné les réponses que nous attendions ». En effet, s’il approuve la nécessité d’une aide pour compenser la perte sèche pour la filière, estimée à 300 millions d’euros, et a demandé à l’Europe l’autorisation d’instaurer un fonds de compensation, la réponse ne pourrait venir que courant mai. « Le manque à gagner s’accentue chaque jour, il y a urgence ! rétorque Jérôme Despey. Pour nous cette réponse n’est pas adaptée à la situation qui, si elle n’est pas traitée immédiatement, pourrait mettre en péril la filière et avec elle près de 100 000 emplois. » Les cadres de la filière devraient par ailleurs rencontrer le PDG d’Airbus après le Salon de l’Agriculture.

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Autre sujet abordé avec le Président de la République, celui de la transition écologique. « Pas d’interdiction sans solution » a promis Emmanuel Macron. Des propos qui ont rassuré la filière. Sur les ZNT, il a ajouté que les contrôles pour la campagne 2020 seront d’ordre pédagogique. Une circulaire est également attendue dans les prochaines semaines pour sécuriser les agriculteurs vis-à-vis d’éventuelles sanctions juridiques en cas de plainte de riverain. « Mais ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de sanction cette année que les viticulteurs doivent faire abstraction de la loi » a avertit Jean-Marie Barillère. Emmanuel Macron s’est également montré ouvert en affirmant aux responsables de la filière : « si vous prouvez que le matériel est adapté à la réduction de la dérive et protège les riverains, alors dans ce cas on peut réduire les distances de ZNT ».

 

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